27/10/2016

Change au sol avec Bébé.

J'ai choisi de travailler sans table à langer, par souci économique, beaucoup de frais lors de mon installation en tant qu'ass mat (n'ayant pas d'enfants et donc pas de matériel), et aussi par souci d'aménagement (pas besoin d'avoir une place réservée pour une table à langer). Mais j'avais également expérimentée le change au sol en crèche et avec les jumelles et j'avais beaucoup apprécié.

Je trouve cela pratique pour l'enfant. Il est en tout sécurité au sol, il n'y a pas de risques de chute de la table à langer (qui représente encore beaucouuuup trop d'accidents domestiques) et cela favorise l'autonomie. L'enfant participe ainsi à son change et c'est moins contraignant pour lui. Il peut rester dans la même pièce dans laquelle il se trouve, pas besoin de le changer d'environnement vu que c'est le matelas qui vient à lui. L'adulte se pose à sa hauteur, et je trouve que cela favorise vraiment la relation adulte / enfant. Ma petite souris est encore petite, mais elle bouge beaucoup lors des changes. Au début, je mettais le matelas sur ma table à manger, mais la situation était stressante, elle voulait sans cesse tout attraper, donc je devais veiller à la fois à son change et à sa sécurité. 

Maintenant on s'installe au sol, elle garde le jouet qu'elle avait à la main (ou sinon j'en mets un à sa disposition), et cela se passe beaucoup mieux.

Niveau organisation, j'ai composé un petit panier avec tout ce dont j'ai besoin à disposition: cotons, liniment, crème pour le change, couches, et un petit hochet. Je laisse ce petit panier toujours avec le matelas. Pour l'instant je ne garde que ma petite souris, mais si je décroche un second contrat, chaque enfant aura son panier. 

La petite souris a 11 mois, donc la participation au change est limitée, je lui apprends juste à soulever ses fesses en poussant sur ses pieds, à me tenir la couche prorpe, etc... L'intérêt est aussi pour plus tard, le change debout à partir de 18 mois - 2 ans se pratique énormément en crèche. Cela permet à l'enfant de pouvoir aller au pot sans dépendre de l'adulte qui doit le descendre d'une table à langer puis le remonter pour mettre la couche propre.

Gros avantage pour le dos de l'adulte aussi car on évite ainsi de porter l'enfant surtout quand il dépasse un certain poids (et quand on a plusieurs enfants à changer plusieurs fois par jour, le mal de dos peut vraiment se ressentir vite). La meilleure position pour le dos de l'adulte est celle du lotus.


Je ne regrette pas du tout mon choix de ne pas avoir de table à langer, j'ai fait une économie puis niveau relationnel je n'y trouve que du positif, et je fonds d'amour quand le chat vient nous observer et que la petite souris se met à s'agiter toute heureuse de voir enfin le chat s'approcher d'elle!

Pour infos, mes paniers en tissu à pois viennent de chez Kiabi, et la housse canon de chez Zeeman!

25/10/2016

Atelier peinture propre.

Première activité "manuelle" avec ma petite souris, activité express de cinq minutes top chrono,  le temps de patience quand on a 11 mois étant ultra limité, vous serez d'accords avec moi haha...
Très facile à faire, il vous faut une feuille de papier, de la peinture, une pochette plastique (de bonne qualité pour éviter que l'enfant ne la perce) et du scotch.

 J'ai disposé de la peinture sur le papier, j'ai mis la feuille dans la pochette plastique, que j'ai fermé avec du scotch et fixé le tout à la tablette de la chaise haute. Et je l'ai laissé explorer, toucher, étaler, tracer. C'était un premier essai, on recommencera l'activité avec des couleurs différentes pour les mélanger.

Première réalisation donc je l'ai encadré avec du masking tape pour que papa et maman aient un souvenir.

20/10/2016

De la difficulté d'être ass mat...

Je suis polie dans mon titre, je le serai un peu moins dans l'article, car PUTAIN, je n'en peux plus. Aujourd'hui pour la troisième fois cette semaine j'ai pleuré à cause de mon métier, à cause du métier d'assistante maternelle, à cause de ce sort qui s'acharne. Mais quand je vous dis qu'il s'acharne, oh que oui il s'acharne...

Cela fait dix ans que je garde des enfants, que ce soit en tant qu'animatrice, en tant qu'auxiliaire petite enfance en crèche, ou en garde à domicile, je fais mon métier par PASSION. Parce que j'adore les enfants, parce que tout ce qui tourne autour me fascine, j'aime trop ça. Je suis certaine de ma vocation depuis des années, je l'ai dans le coeur, dans les tripes putain. Et pourtant le sort s'acharne et détruit peu à peu mes espoirs d'exercer mon métier correctement.

Il y a eu cet ascenseur émotionnelle avec la visite "Accueil premier enfant" de ma puer. En discutant, elle s'est aperçue que me confier un agrément pour un seul bébé n'était pas normal étant parfaitement compétente à m'occuper de deux bébés, elle m'a donc affirmé que je pouvais commencer mes recherches pour un second contrat bébé. C'est ce que j'ai fait et cinq jours plus tard, j'obtenais un second contrat pour un petit garçon de 6 mois. Le lendemain, j'appelle vite ma puer pour qu'elle fasse valider ce second agrément bébé officiellement, elle s'empresse de me dire qu'elle s'en occupe dans la journée pour que je puisse commencer mon contrat le plus rapidement possible. Et là, une heure après, elle me rappelle... Finalement NON, elle s'est trompée... Habitant un immeuble sans ascenseur, au premier étage, depuis 2015, les assistantes maternelles n'obtiennent qu'une seule place pour un bébé, et celles qui ont actuellement l'agrément pour deux bébés, n'en n'auront plus qu'un comme les nouvelles lors de leur renouvellement. Youpi. Ma puer a eu beau plaider ma cause, voulant vraiment me faire travailler, en disant que j'étais expérimentée, que j'avais gardé des jumelles, que j'étais organisée pour m'en sortir, elle n'a pas eu gain de cause, et mon agrément n'a donc pas été changé.... To be continued...

Début Octobre, nouvelle galère. La maman de ma petite souris souhaite me faire mon bulletin de salaire, mais surprise, elle ne peut pas le faire sur le site de Pajemploi. Hors j'ai absolument besoin de ce bulletin de salaire pour déclarer mes heures à Pôle Emploi pour pouvoir obtenir mes droits (oui parce qu'un salaire ça ne suffit pas, surtout avec ce que touche une ass mat de l'heure). La déclaration est impossible, commence alors un combat de dix jours contre Pajemploi pour qu'ils puissent résoudre le problème dans les plus brefs délais... Et à force de les harceler d'appels et de mails (sinon vous n'obtenez rien, sachez le), j'ai enfin obtenu ce qui bloquait mon bulletin de salaire: mon statut. J'étais déclarée chez les parents des jumelles comme Garde d'enfants à domicile et non pas comme Assistante Maternelle, ce qui bloquait évidemment l'édition vu qu'en tant qu'ass mat, il y a des critères en plus à rajouter... 24h plus tard j'obtenais ma fiche de paie, et un complément rapide de Pôle Emploi.

Tu la sens venir l'autre galère? Oui, oui, encore une. Pôle Emploi me complète, mais hier je reçois un courrier comme quoi je leur dois 272€ sur les 350€ versés en complément un peu plus tôt dans le mois.... Autant te dire qu'avec un salaire net déclaré de 326€, j'ai trouvé ça très bizarre, mais méga angoissant surtout, car financièrement ça allait devenir un cauchemar... Je les appelle, et là, oh, tiens, une erreur de leur part, ils avaient enregistré deux fois mon bulletin de salaire, d'où le trop perçu indiqué, et en plus de cela, ils me doivent de l'argent (55€ waouh). 

Tu crois que c'est fini? Haha non, je tiens le coup de massue finale là. Mardi matin, rendez vous au RAM à 9h30 avec la directrice pour faire connaissance et m'inscrire (pas d'inscription, pas de coordonnées transmis aux parents!). J'ai vécu 2h30 d'entretien, où la directrice n'a fait que me parler d'elle, de sa carrière, de son relai, alors qu'on était là pour échanger, je me suis carrément faite écrasée sans pouvoir en placer une. Moi qui attendait ce rendez vous pour pouvoir vraiment discuter du métier, j'en suis ressortie déprimée. J'ai eu le malheur de lui dire que j'avais fait mon propre contrat de travail. Alors forcément, selon elle, il ne valait rien. Non seulement elle ne l'a pas lu, et s'est permis d'affirmer qu'il était faux (!), mais en plus, elle a eu des paroles d'une violence folle, en disant que j'avais sûrement voulu le faire pour qu'il soit joli avec des petits fleurs (euh WTF? Non je l'ai fait pour COMPRENDRE un contrat de travail, connaître le métier, et savoir ce que je signe exactement, et j'y ai passé 8h dessus!), et le geste merveilleux du contrat à déchirer... Je me suis carrément sentie comme une merde, alors que j'estime être une professionnelle de la Petite Enfance, avec des diplômes et 10 ans d'expériences, mais ça, elle ne l'a pas su, vu qu'elle ne m'a pas posé de questions. J'ai appris au cours de cet entretien, que seulement 10% des ass mats de son secteur venaient au RAM... Je comprends maintenant en partie pourquoi. Se faire rabaisser et humilier n'est sans doute pas évident. De plus, si les ass mats décident de travailler avec un autre contrat que celui du Conseil Général, pas d'aides en cas de litige... Moi qui pensait que les RAM étaient censés soutenir un peu les assistantes maternelles, je suis déçue. Je suis sortie en pleurant de mon entrevue avec la directrice. 

Et non, ce n'est pas encore fini... Aujourd'hui je reçois un coup de téléphone de la fameuse directrice... Il semblerait que je ne dépende pas de son relais (alors qu'il est à deux rues de chez moi), mais d'un autre, à une demi heure en bus de chez moi (la logique?). Non, il n'est pas possible de faire une dérogation. Non, la maman qui recherche une place pour son enfant de 24 mois dans mon quartier n'aura pas mes coordonnées car je ne dépend pas de ce relais... Quand le sort s'acharne, il s'acharne je vous dit. Le pire, c'est que les écoles proches de mon logement, celles dont les parents vont dépendre, et bien, ils sont envoyés à ce relais en question. Ce relais qui ne transmettra pas mes coordonnées alors que j'habite le quartier. Pour un numéro de rue, pardon mais je me retrouve baisée.

Alors cet après midi, j'ai encore pleuré, énormément pleuré. J'essaie de me persuader que ce métier est fait pour moi bordel, je le sais ça, mais vraiment, je n'ai absolument pas de soutien de la part des administrations et je sens qu'on m'enfonce plutôt qu'autre chose. La seule chose qui me fait tenir c'est mon amoureux qui croit en moi, mes amies aussi. Ma famille pense que je devrais me mettre au chômage complet pour éviter bien des difficultés, car au final en travaillant 30h par semaine, je gagne la même chose qu'au chômage complet, et tout ça en me rajoutant de la précarité avec deux paiements différents sur le mois... Mais ça ne me fera pas arrêter. Parce que j'aime mon travail, j'aime les parents pour qui je travaille actuellement, j'adore ma petite souris, et je garde espoir qu'un jour ça aille mieux. Les collègues me soutiennent, la première année c'est dure, il faut s'accrocher, tenir, y croire... Alors j'essaie, mais tout ça n'empêche pas les larmes de couler et les angoisses de remonter... En tout cas, je suis ravie que cette PUTAIN de semaine soit enfin finie!

17/10/2016

Le panier à trésors d'inspiration Montessori.

La petite souris est une petite fille de 11 mois très curieuse, qui veut tout toucher et attraper. Sauf que quand on a 11 mois, ce n'est pas forcément sans danger, j'ai donc décidé de lui faire un panier à trésors, avec des objets de la vie quotidienne exprès pour elle. Elle peut ainsi manipuler, toucher, mettre à la bouche, des objets de différentes fonctions, matières, formes.

Alors forcément son premier geste a été de le vider, elle est dans sa période vider / remplir (enfin pour le moment c'est surtout moi qui remplit en rangeant plusieurs fois par jour), et d'étaler tout ce qu'elle avait devant elle.


Elle a bien manipulé les objets, pleine de curiosité et surtout de fierté car ce sont des objets et non des jouets, alors quel bonheur d'avoir le droit de manipuler tout ça quand on a 11 mois! 

1. Panier en osier acheté chez Zeeman pour 2€.
2. Cuillère en métal.
3. Brosse à cheveux.
4. Miroir.
5. Bracelet en métal.
6. Coquillage.
7. Pince à thé.
8. Cuillère en bois. 
9. Rouleau en bois.
10. Emporte pièce.

J'ai fouillé dans mes tiroirs et placards pour voir quels objets de la vie quotidienne je pouvais lui donner, afin qu'elle les manipule sans danger. L'emporte pièce en forme de coeur est idéal car il n'est vraiment pas pointu, j'ai fait attention à cela en le choisissant.

Je pense que je rajouterai quelques bricoles dedans, notamment du naturel et du tissu. Un petit porte monnaie pour commencer à manipuler les fermetures / ouvertures, quelque chose de doux, et sûrement un gros galet ou une pomme de pin (un babet comme on dit chez nous). J'ai envie aussi de lui faire manipuler des marrons mais je trouve qu'elle met beaucoup à la bouche et je suis un peu craintive pour cela... Je verrais mais bientôt elle sera en âge d'utiliser des bacs sensoriels et j'ai hâte!

Et niveau éveil d'inspiration Montessori, voici les petits livres de la médiathèque que j'ai déniché.

16/10/2016

Carrot cake à la noix de coco.

Hier, mes parents sont venus prendre le thé et comme à chaque fois, je pâtisse. Ma maman a de gros soucis de santé, un cholestérol élevé, donc il fallait que je fasse attention à ce que je mettais dans mon gâteau, donc j'ai cherché une recette sans trop de graisses (je ne prétends pas que mon gâteau est hyper sain, cela reste un gâteau, seulement il n'y a ni huile ni beurre!).
 
 
Cela faisait quelques temps que je voulais sauter le pas du carrot cake, et j'ai été longtemps sceptique sur la carotte dans un dessert. Après avoir vu la recette sur Le Blog de Laura la semaine dernière, puis d'avoir vu un superbe carrot cake au Mary's Coffee Shop (le Starbucks des stéphanois, en mieux), je me suis dit que quand même il fallait tenter!

Je n'avais pas de noisettes, j'ai cherché de quoi remplacer, et j'ai donc utilisé de la noix de coco.

Pour un cake:
- 300g de carottes
- 200g de poudre de noix de coco
- 100g de sucre en poudre
- 80g de farine
- 3 oeufs
- Un verre de jus de fruits
- 1 sachet de levure chimique
- Du sucre glace

Commencez par râper les carottes très finement (je les ai même passer au mixer pour qu'elles soient le plus fines possibles), rajoutez la noix de coco, le sucre, puis les trois oeufs. Rajoutez la farine, la levure, puis le verre de jus de fruits (j'ai utilisé du multifruits ici, mais je suppose qu'avec du jus d'orange cela doit être très bon car la carotte se marie très bien avec l'orange). Votre pâte doit être homogène, personnellement je la passe toujours dans mon robot pour qu'elle soit la plus fluide possible, et comme ça mes gâteaux ont toujours une super texture (le plus pénible étant de devoir laver le robot après = flemme).
Mettez la pâte dans un moule à cake et laissez cuire votre carrot cake 30 minutes à 180°.

Laissez refroidir votre carrot cake et le recouvrir de sauce chocolat et de noix de coco râpé. Cela donne un joli côté esthétique au gâteau, mais ça c'est que du bonus, sinon contentez vous du sucre glace.

Tous mes aprioris sur le carrot cake sont tombés quand j'ai goûté. Vraiment, sautez le pas! Comme mon banana bread, le carrot cake va devenir une de mes recettes cultes!

06/10/2016

La visite chez ma génialeraliste...

Je ne vais que rarement chez le médecin, étant donné que je ne suis jamais malade (j'ai passé ma première année en crèche à enchaîner gastros et angines, alors je remercie chaque jour mon petit système immunitaire qui bosse bien à présent), et hier, j'avais une visite de contrôle, pour savoir si tout va bien.

Je n'y étais pas allée depuis un an, et le dernier bilan complet date d'il y a trois ans déjà, et j'avais besoin de voir ma généraliste également pour parler de mon poids. Elle est absolument géniale elle et ne me culpabilise jamais, ce qui est rare et génial. J'ai passé toute ma vie à trinquer avec des médecins qui ne comprenaient absolument pas mes soucis (ou ne voulaient pas les comprendre). Pour eux, la solution était de cesser de manger, d'enchaîner les régimes qui n'ont fait que me rendre plus malheureuse que je ne l'étais déjà. Et quand j'ai rencontré MA génialeraliste (ohoh ça c'est du jeu de mot dis donc!), j'ai su dès les premières visites que je pouvais lui faire confiance, qu'elle ne serait pas dans le jugement et qu'elle ferait tout pour que je sois bien dans ma peau. 

Parler de mon poids n'est avec elle, pas un tabou. Je suis arrivée dans son cabinet et les premiers mots ont été basés sur ça, mon poids. Je voulais me peser, alors que d'habitude elle me laisse le choix. La dernière fois, je savais que j'avais repris du poids, je lui avais dit que je ne me sentais pas bien, et elle m'a rassuré, en me disant de ne pas me baser sur un nombre. Mais cette fois ci, j'ai insisté car je voulais savoir. Et justement réaliser ce nombre car je savais que j'avais repris du poids. Donc c'est sans surprise que j'ai vu s'afficher 9 kilos de plus sur la balance par rapport au dernier poids que j'avais retenu. Je n'ai pas fait un drame de ces 9 kilos. Ce n'est pas grave, ce n'est qu'un nombre. Ce qui est grave c'est ce problème avec la nourriture qui me gâche la vie.

Nous avons parlé longuement de mon rapport avec la nourriture, les régimes qu'on m'inflige depuis toute petite. Elle m'a avoué que les nutritionnistes étaient trop psychorigides et que ce qu'il me fallait c'était de la médecine douce. J'y avais déjà réfléchi, et d'avoir son approbation et son soutien, cela m'a fait énormément de bien. Parce qu'elle ne me culpabilise pas, ne m'humilie pas, ne me juge pas... 

Alors voilà la prochaine étape, ce n'est pas de perdre des kilos, mais de me soigner, de réfléchir à la médecine douce qui me conviendrait et faire ce long travail, comprendre mes souffrances passées, guérir et avancer. Et être débarrassée de tout ça avant mes 30 ans. Je prends conscience pour la première fois de ma vie de tout ça, et j'ai décidé de l'écrire ici, non pas pour vous, mais pour moi. Ecrire ici me fait du bien, et le blog fera partie de mon combat contre mes souffrances et mes kilos...

03/10/2016

Motricité libre.

Je suis une fervente partisane (un peu une extrémiste même) de la motricité libre. La motricité libre qu'est ce que c'est? C'est le développement moteur autonome définit par Emmi Pikler, autrement dit, laissez l'enfant évoluer niveau moteur par lui même. 

Les phases du développement chez un bébé sont:
- passer du dos au ventre, rouler.
- rampe et quatre pattes.
- position assise.
- se mettre debout.
- marcher.

Et le tout, à son rythme bien évidemment. On ne met pas son bébé assis s'il ne connaît pas cette position, on ne tient pas les mains de son bébé pour le faire marcher s'il n'a pas encore appris à marcher de lui même. Alors bien sûr je sais que c'est de la théorie, et qu'on a parfois des réflexes... J'entends souvent les parents dire "oui mais il adore être assis!", "mais c'est lui qui veut marcher". Oui peut être mais en le mettant dans la position que l'enfant n'a pas acquis seul, c'est lui enlever sa joie et sa fierté de la découvrir seul, et c'est surtout le bourrer de frustrations car forcément quand il voudra se remettre dans cette position il ne pourra pas, et perdra confiance en lui.  

Alors ici, on pratique la motricité libre, même si on s'adapte aussi aux habitudes que le bébé peut avoir avec ses parents. Par exemple, ma petite souris a débarqué chez moi à tout juste 10 mois, vacillant en position assise et faisant quelques pas quand on lui tenait les mains. La première semaine, je me demandais même si elle savait se retourner. Puis à force de rester sur le dos sur son tapis de jeux, je l'ai vu commencé à se mouvoir, et aujourd'hui, je sais qu'elle est capable de se retourner facilement, et surtout en un mois seulement elle a acquis la rampe, arrière et avant, et ce matin même je l'ai surprise entrain d'essayer de se mettre debout.


Pour moi, la motricité libre est très importante, car positive pour l'enfant. Quel bonheur je prends à l'observer faire des progrès par elle même, à découvrir son corps et l'espace qui l'entoure seule, avec mes encouragements, mes applaudissements. Je ne vois que du positif à les laisser se mouvoir seul. D'un point de vue sécurité, je trouve cela important aussi. Car croyez moi un enfant qui apprend par lui même à se mettre debout et marcher, aura le réflexe de mettre ses mains en avant en cas de chute, et cela évite bien des bobos... Et comme ici c'est du carrelage dans la pièce à vivre, autant vous dire que j'appréhende les premiers pas, mais en lui faisant confiance en motricité libre, il n'y a pas de stress à avoir concernant les chutes. Il y en aura bien sûr, mais j'espère qu'elle aura acquis son réflexe de mains en avant en cas de perte d'équilibre d'ici là.

Pratiquer la motricité libre c'est aussi passer pour l'ovni parmi les nounous, car ici, cela m'horripile de sortir au parc et de laisser l'enfant dans sa poussette. Quel intérêt pour l'enfant de rester planter dans sa poussette à regarder les grands jouer alors qu'il y a tant à explorer? Alors ici, je sors la petite souris de la poussette, et je la laisse vadrouiller au sol, que ce soit de l'herbe ou du goudron, objectif bouger! Bien sûr, je recommande aux parents des tenues simples et pratiques. Beaucoup d'assistants maternels, me regardent avec de gros yeux quand je laisse mes bébés au sol, mais j'ai fait l'expérience avec les jumelles. Marche à 12 mois, pas de chutes, escaliers montés et descendus à 20 mois, poussette double vendue à deux ans et demi car elles avaient l'habitude de sortir et de marcher librement.

J'espère avoir convaincu les sceptiques de la motricité libre qui passeront par là et pour approfondir la réflexion, je vous invite à découvrir le site français Pikler Loczy, qui parle de ce sujet entre autres.