02/11/2016

29.

Hier je suis retombée sur l'article que j'avais écrit la veille de mes 28 ans, je l'ai relu, et je me suis dit que beaucoup de choses avaient changé... 

Alors il y a eu, comme chaque année, des hauts et des bas, des très bas avec un mois d'Avril éprouvant sur lequel j'aimerai tirer un trait. Tirer un trait, c'est ce que j'ai fait aussi, sur des amis qui n'ont pas accepté mes choix, et j'ai réalisé à quel point des personnes qui n'attendent que ta chute ne sont pas de véritables amis. Next. J'ai beaucoup évolué dans mes relations et je pense que c'est en partie grâce à mon amoureux, qui m'oblige à dire les choses quand il sent que je me renferme sur moi, et sur ça, je peux vous dire qu'il y avait un sacré travail à faire. Je ne garde plus mes peines et mes colères pour moi, quand je ne vais pas bien, je l'exprime, j'ai l'impression d'avoir appuyé sur le bouton LEVEL UP du dialogue avec les autres, et cela fait vraiment du bien (même si tout n'est pas gagné). J'aime avoir des relations où tout est dit, même si je suis souvent maladroite dans mes mots, mais au moins quand quelque chose ne va pas, je le dis... J'ai fait trois jolies rencontres, donc une qui a été absolument merveilleuse, ma Céline, toi qui a toujours été là pour moi depuis ce mois d'Avril éprouvant, tu ne peux pas savoir à quel point tu comptes pour moi, et comme je suis heureuse de t'avoir dans ma vie. Les blessures se sont bien refermées en une année, et je suis fière d'avoir avancer là dessus. 
J'ai vu énormément de choses en un an, on a passé des moments merveilleux aux quatre coins de la France, on a vécu énormément de choses, et les aventures continuent encore et encore, et une chose est sûre, c'est que ceux qui n'ont pas cru en notre histoire, vous devez savoir que l'on est encore plus forts. 
Un an plus tard, j'exerce enfin le métier que je veux exercer depuis dix ans, et j'en suis très fière, même si pour le moment je vis des instants de galère, mais je vais m'accrocher. Ce que je fais, je le fais bien, et je compte continuer, mais je sens que cette année qui vient, il va falloir gérer mon stress face à tout cela. Ce sera peut être l'objectif pour mes 30 ans tiens: mieux gérer mes émotions...
Nous sommes la veille de mes 29 ans, mais j'ai choisi de souffler mes bougies avec quelques jours d'avance, avec ceux que j'aime, ceux qui comptent. On a cessé de me dire que ça allait me porter malheur mais avec les semaines de soucis que je viens de vivre, on est plus à ça près... Puis c'était la seule date pour avoir mes précieux proches réunis alors...
C'est parti pour la dernière année avant la trentaine... On va essayer de savourer chaque jour et de profiter des instants présents...

28/09/2016

Ass mat depuis un mois.

Ça y est, cela fait maintenant un mois que j'ai commencé mon activité d'assistante maternelle... Les semaines sont passées très vite, je ne me suis pas rendue compte du temps qui passe (s'il pouvait passer aussi vite entre Octobre et Janvier ce serait vraiment cool #privatejoke) mais une chose est sûre, c'est que je suis certaine que ce métier est fait pour moi... Même si j'espère des journées plus chargées pour bientôt (ouais je suis un peu accro au travail).

J'ai obtenu mon premier contrat deux jours après mon inscription chez Pôle Emploi, autant dire que j'étais la plus heureuse! J'ai eu un gros feeling avec les parents, et la petite fille m'a tout de suite adoptée, ce qui est top car nous mettions en place un accueil d'urgence suite au déménagement de l'ancienne assistante maternelle. J'ai rencontré la famille le jeudi pour commencer par une journée de 11 heures dès le lundi!

Depuis tout se passe très bien, la petite souris a pris ses repères à la maison, il faut néanmoins avouer que c'est un bébé très cool et qu'elle n'a eu aucun problème d'adaptation (ce qui est assez exceptionnel!), par contre, moi il a fallu que je prenne mes marques.

La première semaine a été assez folklorique niveau organisation, j'ai été débordée et épuisée. Déjà j'avoue, j'avais eu l'idée stupide d'arrêter le café. Non mais quelle idée! S'occuper d'enfants, faire des journées à rallonge, et le tout sans café... Alors j'ai tenu deux semaines, puis j'ai craqué, le café fait de nouveau parti de ma vie. Je vous avais préparé tout un article du style "comment j'ai arrêté le café", mais comme je n'ai eu aucune volonté finalement, vous ne verrez jamais cet article. Ou alors quand je serai enceinte, et que je devrais arrêter le café, le vin, le saumon, le saucisson, le fromage, les makis... Euh non... Mauvaise idée, continuons à nous occuper des gosses des autres haha.

L'organisation donc... 

A la maison, malgré une croissance explosive des lessives et des passages de l'aspirateur (traumatisant encore un peu plus le chat, l'aspirateur ce terrible prédateur du chat), j'ai plutôt bien géré, même si je pense être devenue maniaque, à savoir que l'aspirateur doit être passé au minimum deux fois par jour. En même temps, avec un bébé qui veut manger seul et qui émiette ses biscuits sur sa chaise haute, et un chat qui snobe les miettes (connasse!) , je n'ai pas le choix. Ha il y aussi le bébé qui veut caresser le chat et qui lui arrache les poils, on adoooooore. Bref, la maison, ça a été, mon projet était bien réfléchi, j'ai géré.

Les sorties, ont été un peu plus compliquées.

J'ai passé trois ans chez les jumelles, avec une maman hyper cool, sans prise de tête, je sortais pour des petits temps dehors donc sans sac à langer (les filles n'en avaient pas vraiment de toute façon, quand la maman sortait, elle fourrait tout dans un tote bag et hop, à la cool), et surtout, ils habitaient dans une résidence de standing, donc j'avais un ascenseur, de l'espace, et avec ma poussette double qui coûtait un mois de mon salaire, c'était nickel... Ici ce n'est pas la même chose. Il a fallu que je réfléchisse à ce que je devais mettre dans mon sac à langer, ne pas trop en mettre pour ne pas m'encombrer (la mission impossible quand tu veux que tout soit parfait) et avoir l'essentiel. C'est ainsi que ma première sortie fut épique. 

Déjà la poussette et les escaliers. Le week-end avant de commencer, j'ai acheté ma poussette, une Quinny Zapp Xtra 2, que j'avais repéré pour sa légèreté, son pliage facile, et sa fonction de citadine. Donc, stressée par mon premier jour de travail, j'ai passé une bonne partie du week-end à manipuler la poussette (tout en regardant des vidéos d'utilisation, c'est fou comme ça avait l'air facile...), et à réfléchir comment descendre mes escaliers, avec un bébé et une poussette. Je remercie la patience du chat (et de mon mec qui a aussi essayé de m'aider à trouver des solutions), car oui, oui oui oui, j'ai utilisé le chat pour m'entraîner avec ma poussette. Qu'on ne me juge pas, je te vois rire, toi là bas, on en reparle quand tu auras ton premier enfant et que tu voudras tester ton porte bébé et ta poussette va! D'ailleurs un chat et un porte bébé, ça me rappelle une histoire tiens... Morgane pourra peut être mieux nous en dire je crois. Non non je ne dénonce pas, tu penses bien. En théorie et en pratique féline, ça allait. Je commençais à maîtriser la bête (la poussette, le chat j'ai laissé tomber!). Donc le lundi, premier jour, tiens si on allait se promener... Je prépare mon sac, je prends la poussette d'une main, je la pose sur le pallier, je prends l'enfant, je ferme ma porte, je reprends la poussette, je descend les escaliers, EASY. Poussette et enfant poids plumes, nickel. Par contre, vous vous doutez bien qu'une fois en bas, j'ai moins fait ma maligne quand il a fallu déplier la poussette d'une seule main. Impossible. Alors j'ai tenté pendant cinq minutes d'une main, je transpirais, j'avais chaud, j'étais stressée, la petite commençait de pleurer, et moi je m'énervais, et je déteste ça, m'énerver. J'ai soufflé, sorti un lange du sac à langer et poser la petite dessus. Pas le choix, il me fallait mes deux mains. Donc vous vous doutez que j'ai galéré même avec les deux mains car énervée je ne tirais pas dans le bon sens, un massacre... J'installe la petite, et hop c'est parti pour ma toute première balade avec mon carrosse d'ass mat! Youpi... Est ce que je dois vous parler du retour qui a été tout aussi compliqué? Le sac à langer maintenant. Évidemment, il m'est arrivé un caca débordant. Alors toute fière, j'ai sorti ma couche, mon coton, ma tenue de rechange, le tapis de change, mon lini... Ha non. Première sortie dehors, cacatomique, caca de partout, pas de liniment. Je suis maudite. 

Alors bon, depuis ça va mieux. Je peux vous assurer que je n'oublie jamais le liniment et que j'ai trouvé ma technique pour ma poussette après une semaine d'essais. On sort régulièrement avec la poussette, le tout sans souci, et j'ai même fait ma première sortie en portage cette semaine. J'aime l'accueil chaleureux et familial que permet le métier d'assistante maternelle. Et j'ai eu le feu vert de ma puéricultrice pour accueillir un second bébé... Je suis en attente d'un futur petit bout qui viendra nous rejoindre dans cette aventure.

Par contre, je n'arrive pas à dire autre chose que "le projet ass mat". Ce n'est plus un projet bordel, c'est concret. "L'aventure ass mat" conviendrait mieux. Cela viendra avec le temps, quand je me sentirai pleinement accomplie dans mon métier. Et oui parce qu'avec mes dix ans d'expériences avec des tout petits, je suis une débutante, un bébé ass mat (très bien entourée par la jolie famille virtuelle des assistants maternels d'ailleurs!). Allez, je vous raconterai à coup sûr, mes prochaines aventures par ici...

06/09/2016

Quand le #ProjetAssMat n'en est plus un...

Mon contrat d'auxiliaire parentale avec les jumelles s'est terminé le 31 Aôut. Le 31 Août, alors que je m'inscrivais au chômage, une maman un peu désespérée me téléphonait. Le lendemain, je la rencontrais, avec sa petite fille de 10 mois. Aujourd'hui, 5 Septembre, je débute mon contrat d'assistante maternelle.
Le projet que j'ai mis en place il y a quelques mois aboutit enfin. Je vous remercierai jamais assez pour tous vos encouragements, ainsi que pour toutes les participations que j'ai eu sur ma cagnotte qui m'ont permis de m'équiper.

C'est ainsi qu'aujourd'hui une petite fille a passé une super première journée chez Nounou. Elle a inauguré tout le matériel de puériculture et tout ça grâce à vous.
Je ne vous raconte pas la chiale qui m'a envahit quand j'ai fait son lit... C'est à ce moment là que j'ai vraiment réalisé que j'allais devenir assistante maternelle et exercer la profession que je souhaite depuis des années.  Les jumelles sont rentrées à l'école, et l'aventure continue avec ce nouveau bébé que je vais aider à bien grandir.

17/08/2016

Road trip en amoureux: Bordeaux.

Après une courte escale à la Rochelle et une nuit dans une maison d'hôtes pleine de charme à Montendre, nous sommes arrivés le vendredi matin sur Bordeaux.

Nous n'avions pas prévu d'arriver si tôt sur Bordeaux, la remise des clés de notre Airbnb se faisant à 13h, il a fallu s'occuper pour la matinée. Un tweet et hop nous voilà partie sur la rive droite pour visiter le jardin botanique et le projet Darwin dont nous avions déjà entendu parler dans un reportage.


Concernant le jardin botanique, je n'ai pas grand chose à vous dire... J'ai été assez déçue, je m'attendais à quelque chose de plus sympa et de plus fourni... Déjà que je n'ai pas trop la main verte et que je suis incapable de garder en vie très longtemps des cactus, alors voir des bassins avec quelques têtards et des mûres pas mûres (haha), c'est pas trop mon truc. Heureusement le projet Darwin qui est juste à côté m'a vite redonné le sourire!
C'est un endroit totalement atypique, un ancien squat devenu un lieu réhabilité où se mêle magasin bio, vintage, Emmaüs, zéro déchet, graffitis, skate park, concerts... Je vous laisse aller fouiner sur leur site pour en savoir mieux sur ce projet. Une chose est sûre c'est que c'est un lieu incontournable qu'il faut aller voir en allant à Bordeaux. Mon gros regret étant ne pas avoir pu chiner dans l'Emmaüs fermé au moment de notre visite, car j'ai très vite repéré des chaises d'école à 2€ (mon coeur saigne, non je n'en fais absolument pas trop).


Nous avons ensuite récupéré les clés de notre AirBnb et que dire à part que je me suis sentie comme chez moi, entre les meubles chinés, les jolies affiches, les Paulette magazines... Et je vous ai parlé de la petite terrasse pour prendre le petit déjeuner le matin et la douche italienne? Gniiiiiiiiih, le bonheur, un petit cocon parfait pour ces quelques jours en amoureux.


Nous avons posé nos bagages, puis avons fuit la ville pour rejoindre l'océan! Il nous fallait un peu de farniente après plusieurs journées très citadines, c'est donc avec bonheur que nous avons pu bronzer, lire, nous baigner sur la plage Le Petit Nice, non loin de la dune du Pyla. 

Samedi, c'est reparti pour les visites! Notre location étant un peu éloigné du centre ville, nous avons loué des vélos pour 24h, afin de nous déplacer plus facilement (se déplacer en voiture dans Bordeaux est compliqué, les parkings sont tous payants et hors de prix). 


Nous avons remonté les quais de Garonne, pour manger dans un des meilleurs restos italiens de Bordeaux, conseillé par ma copine Lou. Nous nous sommes régalés!

Ragazzi du Peppone
9 quai Richelieu
33000 BORDEAUX

Après avoir bien mangé et bu, nous avons digéré par une balade à vélo sur les quais de Garonne mais côté rive gauche cette fois ci. Nous avons traversé la place de la Bourse avec son miroir d'eau (qui était peu visible à cause de la foule de touristes dessus, dommage, j'espère que je pourrais mieux apprécier cet endroit lors de mon prochain séjour bordelais), nous sommes remontés jusqu'au quai des marques pour du shopping, avant de déambuler dans le quartier des Chartons (le quartier des antiquaires et du vintage!).

Nous avons continué le périple en rejoignant le jardin public où nous avons croisé BEAUCOUP de chasseurs de Pokémons (et de Pokémons, on se confesse), la place des Quinconces et sa fontaine absolument fabuleuse, l'opéra, et l'église Notre Dame. Je vous conseille de visiter les nombreuses églises qu'offrent Bordeaux, elles sont vraiment très jolies. Nous avons fini la visite du samedi par le passage Sarget, bourré de charme.

Dimanche, nous nous sommes rendus à la brocante du quartier Saint-Michel, pour admirer du beau mobilier que j'aurai volontiers ramené chez moi.


Nous avons profité aussi du Marché des Capucins, qui est très grand et varié où vous pourrez manger des huîtres ou comme nous: des tapas avec une bonne bouteille de Tariquet à la Maison du Pata Negra.

La Maison du Pata Negra
Marché des Capucins
33000 BORDEAUX

Un ami de mon amoureux nous avait rejoint pour les tapas, et c'est lui qui nous a guidé pour les visites de l'après-midi. Nous avons visité le quartier Saint-Michel, très populaire contrairement à ce qu'on avait pu voir la veille, il y avait encore beaucoup de monde à la brocante en début d'après-midi. Nous nous sommes rendus à la Grosse Cloche où nous avons mangé une glace chez M&O, et pas n'importe quelle glace, une glace au cannelé!!! Nous avons traversé de nombreuses rues et places, Bordeaux est vraiment une ville où il fait bon vivre. Coups de coeur pour la place Camille Jullian avec son ancienne église réaménagé en cinéma, ainsi que la place du Parlement, qui est une place à l'italienne, avec une très belle fontaine. J'ai adoré l'ambiance de cette promenade.

 
Nous avions beaucoup marché pendant ces deux jours, c'est donc tout naturellement que le lundi avant de repartir, nous sommes retournés voir l'océan qu'on reverra sans aucun doute l'année prochaine, côté basque.

Pour en savoir plus: Bordeaux Tourisme.

12/08/2016

Road trip en amoureux: Nantes #2.

Nantes jour 2! Celui ci est consacré aux célèbres machines de l'Ile. Mais si tu sais, le fameux éléphant qu'on voit souvent à la télé. L'Ile aux Machines est un endroit fascinant. Nous sommes arrivés tôt le mercredi matin afin de prendre nos billets pour l'éléphant (le premier tour de la journée sur l'éléphant est disponible en réservation sur internet, mais toutes les places étaient prises quand nous avons voulu les prendre), arrivés vers 10h, nous avons attendu environ 40 minutes avant d'avoir le graal. Oui je sais c'est long, donc prévoyez de venir tôt le matin dès l'ouverture pour prendre vos places. Le petit plus c'est que le grand éléphant commence sa journée devant la billetterie donc ça fait un peu patienter les enfants...


11h45 c'est parti pour l'embarquement! C'est parti pour une demi-heure en balade sur le grand éléphant. Je l'avais déjà fait il y a trois ans, et c'est toujours aussi magique! 

Vous n'avez pas besoin de monter dans l'éléphant pour passer un moment magique avec vos enfants, le suivre le long de sa balade est suffisant, il crache de l'eau et barrit, c'est déjà merveilleux je vous assure. Sinon les billets valent 8€50 en plein tarif.



Après cette balade, nous avions faim, nous avions prévu de manger au Dunbrown Café, mais raaaaaaaaah, une fois devant le restaurant, celui ci était fermé pour congés d'été... Envie d'un burger, on s'est rabattus sur Big Fernand à quelques centaines de mètres, et nous n'avons pas été déçus (et hop l'amoureux a pu faire un tour rapide dans la boutique du FC Nantes qui se trouve juste en face). Big Fernand reste quand même cher pour des burgers, mais la qualité est au rendez-vous. Il manque au concept un menu enfant, car la fille de mon amie n'a pas pu terminé son burger bien trop gigantesque pour elle. 


Après ce burger, c'est le ventre léger (hahaha) que nous nous sommes aventurés traînés sur les bords de l'Erdre. Ce fut très sympa, et j'ai vu une crèche dans une péniche, j'étais dingue... Quel pied de bosser sur l'eau, juste à côté du jardin japonnais.


Le jardin japonnais justement, parlons en. Je l'avais déjà visité aussi il y a quelques années, et j'ai été surprise cette fois ci par les aquariums qu'ils ont rajouté. Cela rend le lieu génial pour les enfants, surtout que des petits bancs sont à disposition pour que les enfants soient à la hauteur des poissons. C'est un endroit calme, vert, et vraiment agréable ce jardin japonnais! Un poumon vert dans le centre ville.

Après avoir marché près de 10km, une pause sucrée s'imposait, nous avons testé les glaces chez La Fraiseraie près de la place Royale, avant de partir sur l'Ile aux machines où nous avions laissé la voiture le matin.

Nous avons longé le bord de la Loire et traversé l'impressionnant Mémorial de l'Esclavage. Les cases de verres où sont inscrit les noms des navires et leurs dates de départ sont incrustées dans les pavés du quai. C'est un endroit impressionnant, et très émouvant, cela m'a vraiment fait quelque chose de marcher sur cette partie de l'Histoire de Nantes.

Nous avons ensuite encore profité de l'Ile aux machines. Louise la fille de  mon amie a profité d'un tour de carrousel.
Nous sommes restés bouches bées devant le carrousel des Mondes Marins que nous testerons à notre prochaine visite. Et au détour du manège, Louise a pu marché sur la Lune... Merci le Voyage à Nantes!


Prochaine étape du road trip: Bordeaux.

11/08/2016

Road trip en amoureux: Nantes #1.

Et voilà nos vacances sont finies... Enfin pas tout à fait car nous repartons à la fin du mois pour deux jours en amoureux pour fêter nos 1 an... Nous avons pris la route lundi dernier pour un road trip dans l'ouest de la France, avec un programme chargé pour en profiter un maximum.

Première étape: Nantes où ma copine Séverine et sa tribu nous ont accueilli quelques jours. Je connaissais déjà Nantes, c'était ma troisième fois. J'adore cette ville, et j'étais toute excitée à l'idée de la faire découvrir à mon amoureux qui ne la connaissait pas du tout. Et puis comme chaque été, il y avait le Voyage à Nantes pour mon plus grand bonheur.

Mardi matin, direction Nantes en tram, parce que comme toutes grandes villes, les parkings sont hors de prix, et qu'en plus, comme chaque été, beaucoup de travaux. Nous arrivons dans un centre ville bruyant mais nous avons réussi à profiter de la journée malgré les travaux que nous avons fuit...

Direction la Tour de Bretagne pour monter tout en haut, au Nid. Le Nid est une oeuvre-bar de Jean Jullien. Nous débarquons au dernier étage, et nous retrouvons face à une cigogne géante! Ses gros yeux bleus nous fixent, les enfants grimpent sur son bec, nous déambulons parmi des oeufs et coquilles d'oeufs faisant office de sièges pour le bar... Le bar que nous trouvons tout au bout du long cou de notre cigogne. Le lieu est vraiment atypique et emblématique de Nantes, si vous vous rendez dans cette ville, ne loupez pas ce nid. Il n'y a pas qu'une grosse cigogne et un bar extraordinaire à voir en haut de la Tour de Bretagne, vous aurez aussi droit à une vue panoramique de Nantes et WOAH !!! Petit bonus: cherchez les oeufs sur les toits (malheureusement de moins en moins visibles).

Après la visite du Nid, nous avons déambulé dans le quartier Graslin, le théâtre, le Musée d'Histoire Naturelle, pour se retrouver place Royale pour le déjeuner.


Après avoir copieusement manger (que dis-je, s'être fait exploser le bide), nous avons continué notre balade, par  le passage Pommeraye rénové récemment (première fois que je ne le voyais pas avec des bâches de partout), les petites rues avec les jolies boutiques près de la place Royale, et l'Eglise Saint-Nicolas.

Le Passage Pommeraye.

Parmi les jolies boutiques, énorme coup de coeur pour le Petit Souk situé près de la place Royale, autant vous dire que si j'avais une CB illimitée c'est dans ce genre de kids store que je dépenserai tout mon argent, boutique parfaite pour les enfants ou bien comme me l'a dit Emma, les adultes qui n'ont pas grandi et qui sont restés de grands enfants...


 Le Petit Souk
14 rue de la Fosse
44000 NANTES

Nantes possède aussi beaucoup de belles et grandes librairies bien fournies pour les étudiants. Nantes accorde une place importante à la culture et ça se ressent vraiment dans la ville.

Après avoir dévalisé une confiserie de berlingots nantais, direction le quartier Bouffay où je devais retrouver une copine de Twitter avec sa tribu pour un goûter au Sophie Bakery que nous voulions tester. Nous y sommes arrivés assez tard, et il ne restait plus grand chose (mais vu l'heure ce n'était pas étonnant), et il n'y avait plus de place en terrasse pour toute la tribu (nous étions 5 adultes, un bébé, trois enfants, deux poussettes, coucou le débarquement), mais on nous a proposé de nous installer en face sur la terrasse de la crêperie et on a quand même pu savourer les bonnes gourmandises de ce salon de thé! On a opté pour le layer cake aux myrtilles (une tuerie, j'ai jamais mangé un truc sucré aussi bon dans un salon de thé), du cheesecake, et du thé à la pêche dont nous ne connaissions pas la marque mais qui lui aussi était une tuerie. Je vous passe l'hystérie sur la déco du salon de thé, les pailles en carton et la vaisselle vintage, si vous me connaissez, vous savez... haha.


Sophie Bakery 
6 rue de la Baclerie
44000 NANTES

Après s'être encore fait exploser le bide (mais les vacances servent à ça aussi non?), nous avons traversé le quartier du Bouffay (qui est le Vieux Nantes avec énormément de boutiques, de restaurants, de bars), pour rejoindre le château des Ducs de Bretagne, après nous être arrêté à plusieurs curiosités du Voyage à Nantes.

Oui, je sais, c'est chelou.
Après le château, nous nous sommes rendus au miroir d'eau pour que les enfants se défoulent et se rafraîchissent, mais avec Louise Tornado, il n'y avait pas que les enfants qui étaient rafraîchis...

Voilà pour cette première journée nantaise! Le programme est tout aussi chargé pour la suite, avec un petit point d'histoire insolite... Cela va vous plaire!

22/07/2016

Le jour particulier.

Comme tous les matins, j'ai pris l'ascenseur de votre immeuble, en finissant de me maquiller rapidement devant le miroir de celui-ci, étant partie de chez moi à la va-vite, et en ayant bu la moitié de mon café...

Comme tous les matins, je vous ai cueilli au saut du lit, vous câlinant, sans doute un peu plus que les autres jours, car je savais que ce jour là serait particulier.

Comme tous les matins, je vous ai donné vos céréales et votre lait, et j'ai gardé vos doudous et vos poupons sur mes genoux pendant que vous déjeuniez.

Comme tous les matins, je vous ai demandé si vous aviez bien dormi, si vous aviez été sages avec maman et nous avons parlé du programme de la journée car je savais que ce jour là serait particulier.

Comme tous les matins, je vous ai aidé à vous habiller. Enfin non, pas ce matin là. Vous avez choisi seules vos vêtements, vos petites culottes fleuries, et vous êtes allées seules vous débarbouiller dans la salle de bain face au grand miroir. "Comme une grande ma nounou!".

Comme tous les matins, nous avons enfilé les chaussures pour partir nous promener. Mais ce jour là était particulier. Papa me regardait ému, en me remerciant pour ces trois ans auprès de vous, il me parlait de vos petits sourires, ces petits sourires que je n'oublierai jamais. Maman essayait de retenir ses larmes. Ce jour là, serait vraiment particulier.

Comme tous les jours, je vous ai poussé sur la balançoire. Comme tous les jours, vous avez crier "Encore! Encore! Plus fort Nounou!". J'ai continué encore et encore, car je voulais que vos petits rires résonnent pour toujours dans mon coeur.

Comme un jour particulier, on a regardé des photos de ces trois ans passés, et on a ri, beaucoup ri.

Comme tous les jours, je vous ai couché pour la sieste. Toi ma Lucile, je t'ai bien bordé, entouré de tes innombrables doudous, je t'ai souhaité une bonne sieste. Et je t'ai dit dans l'oreille que je t'aimais fort. Et toi ma Juliette, je t'ai ramassé ton doudou que tu avais fait tombé par terre et que tu ne voulais pas ramasser. Je t'ai embrassé et je t'ai dit que je t'aimais aussi très fort. "Soyez sages les filles, dormez bien! A tout à l'heure, je reste là, je suis juste à côté". Et j'ai refermé la porte sur ces mots que je prononce depuis trois ans et que je ne vous prononcerai plus.

Comme tous les jours, on a fait le câlin du lever de sieste. Comme tous les jours, j'avais déjà préparé le goûter, prêtes pour sortir dehors, après un pipi au pot et une négociation pour laisser Doudou à la maison.

Comme tous les soirs, je vous ai ramené à la maison. Je tenais fermement vos petites mains moites, car je savais que c'était la dernière fois que je vous les tenais de cette façon là, c'était notre dernière promenade ensemble, et c'était la dernière fois que je vous ramenais à votre maman.

Lundi, c'était le dernier jour, le dernier jour où j'ai été votre nounou. Mais comme maman vous l'a dit, nous resterons amies pour le reste de notre vie.

Comme un jour particulier, je vous ai dit au revoir en vous serrant très fort. Je pensais que les larmes couleraient sur mes joues, mais non, je savais que je ne devais pas pleurer devant vous, et que ce jour particulier, devait rester un jour comme les autres. 

De ce jour particulier, je garde de beaux souvenirs, tout comme les autres jours où je vous ai vu grandir pendant trois ans. 

Je vous aime mes princesses, je laisse l'école prendre le relai et je ne vous oublierai jamais.

13/04/2016

Projet Ass Mat, le retour!

La vie fait que parfois les projets changent... Il y a déjà trois ans, je signais pour travailler chez mes patrons actuels pour un an, ne voulant pas me retrouver sans travail à la fin de l'année, j'avais demandé en 2014 mon agrément d'assistante maternelle, que j'avais obtenu assez rapidement! Sauf que surprise, au même moment, mes patrons ont décidé de me garder en temps plein jusqu'aux trois ans des filles... Le temps passe, et la rentrée des filles à l'école approche... 

J'ai hésité un peu avant de me relancer dans ce projet. Il faut dire que quand j'ai demandé mon agrément, le contexte personnel était différent, j'étais en couple avec une petite fille à la maison. A présent, je vis seule. Je me suis posée la question si cela pouvait être un désavantage, et finalement non. Ne pas avoir d'enfants, c'est aussi avoir une amplitude horaire de travail différente, plus de disponibilité, et je pense que cela peut être un plus pour des parents. Certains penseront toujours qu'une femme qui n'est pas maman ne peut pas être une bonne assistante maternelle, mais je pense que travailler pour des parents qui pensent ça, ne m'intéresse pas. Justement j'estime que je fais mon travail par professionnalisme, et j'ai un CV de quasiment dix ans d'expériences! 
La seconde hésitation a été: et si je ne trouve pas de familles, comment vais je payer le loyer? Alors clairement je prends un risque, mais si on ne se lance pas dans la vie, on ne vit pas... Alors tant pis pour l'angoisse des factures, je sais que je suis une battante et que je m'en sortirai toujours. Puis j'ai beaucoup plus de chances de trouver du travail en tant qu'assistante maternelle qu'en tant qu'animatrice éveil en crèche. Et surtout, je ne conçois plus ma vie sans être "nounou".

Pour certains, Nounou n'est pas un vrai métier. Alors oui c'est un travail précaire, mais pour moi, c'est un des plus beaux métiers du monde. On accompagne des enfants à bien grandir pendant plusieurs années, on a des vies entre nos mains, la responsabilité est belle et énorme. Je fais mon métier parce que c'est ce que je suis, parce que cela me passionne. Pas pour l'argent. L'argent ne fait pas le bonheur. Alors tant que j'ai de quoi vivre, cela me convient. 

Depuis quelques jours, c'est donc le grand déménagement à la maison pour mettre en place un accueil pour les enfants. Je profite de mes vacances pour me consacrer entièrement au projet. J'ai ressorti des placards mes cartons de jouets, et j'aménage ma chambre du fond. J'ai pas mal de matériel, des jouets gardés lors du déménagement de mon ex belle fille (qui a eu 8 ans donc trop grande pour de nombreux jeux), il y a ceux que j'avais acheté en 2014, et je recherche activement des dons ou du matériel à bas prix. J'ai lançé un appel sur Twitter et Facebook, et je dois dire que je suis ravie de la tournure que tout cela prend. J'ai beaucoup de promesses de dons de toute la France, les copines qui se mobilisent, et mes amis qui croient en moi et qui me soutiennent. 

Tout le côté administratif me fait un peu peur, mais il suffit juste de m'y pencher plus sérieusement, et je suis certaine d'y arriver. On y croit ensemble hein?

21/03/2016

Se lâcher la main.

Aujourd'hui, on a démonté les lits bébés, et les filles ont enfin leurs lits de "grandes". Aujourd'hui on a mangé un petit gâteau acheté à la boulangerie en dessert à midi pour fêter la nouvelle étape. La poussette double est vendue. Le lit parapluie aussi. La table à langer est partie rejoindre un autre bébé qui va naître pour leurs 3 ans. Le temps passe, et il ne nous reste que 4 mois ensemble. Mi Juillet, mon contrat s'arrêtera.

Je les ai vu naître il y a trois ans. Trois ans qui sont passés à toute vitesse, et il sera bientôt l'heure de se quitter. Je les vois grandir de jour en jour, jusqu'à ce jour où elles lâcheront définitivement la main. Je dois avouer que j'ai un peu les larmes qui me montent lorsque je pense à ce moment.
Mais il reste encore quatre mois, alors il va falloir en profiter. Etre bienveillante encore et encore. Leur apprendre des tas de choses. Lire des tas d'histoires. Chanter des tas de chansons. Pour se faire un tas de souvenirs. 

Pour leurs 3 ans, j'ai décidé de leur acheter leurs petits sacs pour l'école. Je ne serai plus là, et pour moi c'est symbolique de leur offrir des petits cartables, une façon de fêter l'étape de plus, l'étape où ça y est, elles n'ont plus besoin de leur nounou. Allez, on respire, on pense aux bons moments passés et à tout ceux qui sont à venir durant quatre mois, pour profiter encore et toujours de la joie de travailler et de partager avec des enfants.

28/02/2016

Il y a presque un an...

J'écris ici régulièrement depuis quelques mois. Mon blog, c'est un peu ma thérapie. Souvent du texte brut, des confidences, parce que même si j'écris beaucoup sur mon carnet, c'est vraiment aussi bon de partager ici, de crier un peu tout ce qu'on ressent au monde entier. Ce n'est pas pour chercher de la compassion, mais vraiment pour moi, pour évacuer tout ça, tout ce que je ressens.

Depuis presque un an, je me soigne, je guéris, j'oublie ou je tente d'oublier, j'avance. 

Il y a un an, j'étais malheureuse mais je commençais doucement à éclore. Il y a un an, j'ai repris contact avec mon premier amour, en cachette, pour parler de nos vies. Il y a dix ans, nous vivions une histoire d'amour d'ados. On avait toujours beaucoup parlé, et c'est ce qu'on a fait lorsque nous nous sommes retrouvés, en amis cette fois ci. A la question: Tu l'imaginais comme ça ta vie il y a dix ans? Je répondais non. Il y a dix ans, je pensais qu'à 27 ans, je serai déjà en couple, mariée, avec un projet de bébé. C'est pas comme ça que ça marche? Alors oui, j'étais en couple, je n'étais pas mariée car j'étais avec une personne qui l'avait déjà été et qui ne voulait pas se remarier, nous avions parlé bébé, mais même si j'avais très envie d'être maman, je savais tout au fond de moi que je ne voulais pas de lui comme père.  Et j'ai eu un déclic. Oui je suis malheureuse. Non je ne veux pas le rester toute ma vie ici avec lui. J'ai souffert comme jamais de prendre conscience de ça. J'inventais des heures supplémentaires au travail pour rentrer de plus en plus tard, je finissais à 18h mais je traînais cachée dehors jusqu'à 20h voir plus, souvent au téléphone avec mon ami, qui m'a soutenu,  qui m'a sauvé. Sans lui, je n'aurai jamais pris conscience de ma détresse, de mon désespoir, de ma douleur.

J'étais une toute autre personne il y a un an. Je ne vivais pas pour moi, je vivais pour lui, pour sa fille. Je ne comprends pas comment moi, qu'on a toujours considéré comme une fille avec du caractère, je me suis écrasée et oubliée à ce point. 

Il y a presque un an donc, je le quittais. Une première fois. Puis je suis revenue... Parce que j'avais envie d'y croire par amour, mais finalement non, ce n'était pas possible. J'ai eu un second déclic lors d'une dispute au sujet de sa fille. Je me suis imaginée mon enfant à la place de sa fille, et je me suis dit "mon dieu, je ne veux pas vivre ça, je ne peux pas faire ça". Et j'ai fuit, et je l'ai quitté définitivement cette fois. L'annoncer à ma belle fille a été le plus douloureux, car ma choupette est tombée dans mes bras de tristesse. Je n'oublierai jamais ce soir, où tous les trois assis sur le canapé, nous avons mis fin à notre famille recomposée. Je n'oublierai jamais les larmes de Lili dans mes bras, les miennes qui ruisselaient sur mes joues, les siennes sur dans mon cou. Cette dernière soirée à trois, avec un plateau télé, à manger les makis que j'avais passé 4h à faire. Les makis de la rupture, vous connaissez? Nous oui. Avec le recul, je me dis que passer 4h en cuisine à faire des makis et téléphoner à tous mes proches pour leur dire "je l'ai fait, je l'ai quitté", a été un moyen de passer à autre chose, une bulle de décompression après des semaines de pleurs en cachette, d'angoisses sur l'avenir, de peur de mettre un terme à tout ça.

Il s'est passé beaucoup de choses depuis. J'ai du vivre en colocation avec mon ex pendant quasiment un mois et ça a été très douloureux, car nous avions rompu sans évacuer toute la colère que nous avions l'un envers l'autre. Et ce qui devait arriver arriva, nous avons fini par craquer et se pourrir, se hurler dessus, par pleurer. J'ai fini par dire tout ce que je ressentais, à hurler ma douleur de ce que j'avais vécu, et bordel, même si j'ai eu la peur de ma vie en disant tout ce que j'avais toujours tu, qu'est ce que cela m'a fait du bien. Puis il est parti, deux jours après cette dispute qui a vraiment scellé la rupture, et doucement, j'ai repris vie.

J'ai eu une vie amoureuse tumultueuse par la suite. Je suis sortie, j'ai rencontré beaucoup d'hommes, j'ai profité, je me suis amusée. Parce que je m'étais oubliée trop longtemps, parce que mon bonheur, je n'y pensais pas, alors que son propre bonheur c'est essentiel pour vivre sereinement et pour s'ouvrir aux autres.

Alors pourquoi j'écris tout ça ici aujourd'hui, je ne sais pas. Enfin si, je sais, un mauvais rêve la nuit dernière qui a fait ressortir beaucoup de souffrance, comme pour me rappeler que non, je ne suis pas guérie, que le passé fait toujours mal. Mais on vit avec, on grandit avec. Si je n'avais pas ses blessures, je ne serai pas ce que je suis aujourd'hui.

Et aujourd'hui je suis quoi? Je suis une fille sereine, qui est fière d'avoir tout envoyé valser, de son parcours, de ses choix. Je suis la fille la plus comblée, la plus heureuse et la plus amoureuse du monde, le bonheur je l'ai, il porte un prénom, et c'est vraiment une bulle d'oxygène merveilleuse qui me fait prendre conscience que l'amour véritable, on sait quand on l'a trouvé, et je ne l'avais pas trouvé jusqu'à maintenant. J'ai pensé aimé, mais non. L'amour, le vrai, je sais à présent ce que c'est, et je pense que quand on le trouve vraiment, on sait, c'est une évidence, une fusion naturelle et inexplicable.

Il y a un an, je n'aurai jamais pensé être si heureuse. Et je peux vous dire que c'est bon de se sentir si heureuse et si vivante. Ne jamais s'oublier, penser à soi, à son bonheur. Si un homme ne vous respecte pas, s'il vous fait du mal, même si vous pensez l'aimer, partez. Vous trouverez celui qui vous rendra vraiment belle, heureuse et amoureuse, car lui le sera tout autant à vos côtés.

03/02/2016

Ma Chouquette...

Le mois prochain tu auras 8 ans. Je ne vais pas mentir en disant que je n'y pense pas, si, j'y pense, en me demandant si tu auras le bel anniversaire que tu mérites. Depuis dix mois je ne fais plus partie de ta vie. Au début, c'était dur même si je suis passée par une phase où je faisais comme si cela ne me touchait pas. Mais à présent ma chouquette, je suis guérie, guérie de ne plus t'avoir dans ma vie. Ce n'est pas négatif vis à vis de toi, bien sûr que je pense souvent à toi, mais ce n'est pas douloureux. Ce sont des souvenirs heureux. Je ne suis pas nostalgique, je me dis que nous avions quelques années à vivre ensemble, à grandir toutes les deux ensemble, toi en tant que petite fille et moi en tant que beau parent, que nous avons bien profité même si tout n'a pas toujours été facile. Je n'oublie pas ses quatre années auprès de toi, car tu es la plus belle chose qui me soit arrivée, tu es un bon souvenir, et je me raccroche à ce bon souvenir pour ne pas détester mes quatre dernières années.
Il m'est arrivé une autre belle chose, depuis que je ne te vois plus.  Il est si génial avec moi. Lors de notre premier rendez vous, nous avions parlé de toi. Il m'a écouté avec beaucoup de patience, il s'intéressait aussi à toi, j'étais contente de lui parler de toi, de raconter notre histoire. C'était encore très douloureux, mais il a soigné ma peine. C'est grâce à lui que je suis guérie. Je pense vraiment que tu l'aurais adoré, et lui aussi il t'aurait adoré! Mais vous faites partie tous les deux de ma vie, mais de périodes très distinctes. Le passé avec toi me manque, mais le présent avec lui est vraiment beau et doux. Et alors le futur je ne t'en parle même pas. On a envie de très belles choses tous les deux, parce que je découvre vraiment ce que veut dire aimer depuis six mois. C'est beau, c'est doux, ce n'est pas douloureux. C'est sain, c'est bon. Je te souhaite tellement de trouver le même bonheur quand tu seras plus grande, un homme qui t'aime pour ce que tu es et qui te respecte plus que tout.
On me demande si j'ai des nouvelles de toi. Non je n'en ai pas, je n'en prends pas. Ce n'est plus mon rôle, je me dis que j'ai été un temps auprès de toi et que maintenant je passe le relai aux adultes qui t'entourent aujourd'hui. Des fois, je m'imagine te croiser, mais je ne sais pas quelle réaction j'aurai, ni même la tienne. Peut être es tu encore en colère contre moi, peut être es tu triste, peut être as tu envie de me revoir... Je ne sais pas. La vie réserve bien des surprises, alors peut être qu'un jour, la vie nous amènera à nous recroiser. Prends soin de toi ma chouquette, sois heureuse comme moi je le suis.