29/12/2016

Défi #30kilospourmes30ans !

Ce matin, en faisant le tour des blogs que j'aime, je suis tombée sur un article de Julie. Faut dire que Julie, je la suis depuis quelques temps déjà, et qu'on a le même combat: perdre du poids. On se bat toutes le deux avec nos kilos depuis des années, et je suis son parcours assidûment, ayant moi même lâché le combat ces derniers mois... Mais 2017 je veux que ce soit la bonne, et c'est pour ça qu'en lisant son dernier article, je ne lâchais que des: mais elle a raison, c'est génial. Son idée est de se récompenser vraiment des kilos perdus par des bons. Je vous laisse lire son article qui vous expliquera son fonctionnement.

Pour ma part, je reprends l'idée des bons. Je me suis fixée un objectif de 30 kilos à perdre en 2017 et à chaque kilo, j'ai un bon et donc une récompense. Le tout avec le soutien de l'amoureux. L'idée est de ne pas lâcher, de perdre du poids, et de se faire plaisir quand une étape est franchie!


J'ai imprimé des bons trouvés chez Ma vie de miettes, j'ai fait une liste de ce que j'aime avec l'aide de mon amoureux, j'ai imprimé, écrit, découpé, classé et accroché le tout avec du masking tape sur mon frigo pour me motiver. J'ai rajouté un petit coeur sur mes paliers et j'ai gardé les trucs les plus cools pour ces occasions là.

Voici ce que je me suis concocté (bien sûr, selon mes goûts et certains trucs reviennent deux fois):
-1: un bain moussant
-2: un massage
-3: un Mary's Coffee Shop (notre Starbucks stéphanois) en amoureux ou entre copines.
-4: un nouveau thé.
-5: un nouveau vernis à ongles Essie ou OPI.
-6: le film de mon choix au ciné.
-7: une tablette de chocolat Weiss.
-8: un Mac Do.
-9: un nouveau rouge à lèvres.
-10: un bouquet de fleurs de mon amoureux.
-11: un soin pour cheveux.
-12: des croissants au petit déjeuner.
-13: un nouveau thé.
-14: une pâtisserie de mon choix.
-15: une journée shopping en amoureux.
-16: un bain moussant.
-17: une virée chez le Suédois (mon mec déteste Ikea!).
-18: une pâtisserie de mon choix.
-19: un nouveau fard à paupières.
-20: une nouvelle paire de chaussures.
-21: un restaurant chinois ou une commande Eat Sushi.
-22: une jolie bougie Yankee Candle.
-23: un nouveau vernis à ongles.
-24: une nouvelle robe.
-25: un week-end en amoureux.
-26: une nouvelle bande dessinée.
-27: un nouveau rouge à lèvres.
-28: une séance aux Iléades.
-29: un restaurant en amoureux.
-30: une Thalasso.

L'objectif est de tenir le défi, je commence le 2 Janvier!

19/12/2016

Ma semaine en bref #5.

Lundi, le soleil était au rendez vous mais le froid aussi! On a fait un petit tour express au parc pour baptiser les premières chaussures! Vivement que les températures remontent pour les enfants, pas évident de passer moins de temps dehors (ni pour les nounous du coup). Tellement épuisée de ma journée que je me suis couchée sans m'être mise à jour sur The Walking Dead. Scaaaaaandale !

Mardi, balade au marché de Noël en écharpe de portage. Toujours autant d'émerveillement face aux lumières! Par contre, j'ai rapidement mal au dos avec l'écharpe que j'ai, j'ai tenu une heure de balade mais je n'aurai pas pu faire plus sous peine de me blesser je pense. Elle est très bien pour de l'appoint (je l'utilise souvent à la maison quand la petite a besoin des bras), mais en sortie ce n'est pas l'idéal. En tout cas, c'est génial le portage, je ne penserai pas que j'aimerai autant moi qui était habituée aux poussettes.

Mercredi, partiellement en repos ce jour là, j'ai pris du temps pour moi. Déjà parce que j'ai un gros rhume et comme je ne suis jamais malade, je le supporte très mal. Et je ne peux même pas dire que c'est la petite qui me l'a refourgué vu qu'elle même n'est pas malade. Juste pris froid bêtement en me croyant justement invincible. La prochaine fois je me couvrirais mieux.... Et là j'entends la voix de ma mère quand j'étais ado résonner en moi "tu vas attraper la mort Julie!".

Jeudi, j'attends un colis de Noël pour mon amoureux, et finalement c'est moi qui ai été un surprise avec un énorme colis de ma copine Séverine avec pleins de cadeaux! J'ai versé ma larme évidemment, grosse chouineuse que je suis. Je dois attendre Noël, mais les chocolats Milka sont déjà digérés...

Vendredi, direction le sud ouest pour un week-end bordelais et libournais! D éjeuner à l'Oiseau Cabossé où l'on s'est régalés, puis déambulation dans Bordeaux pour admirer les jolies vitrines et le marché de Noël avec ma Lou et nos amoureux. Dimanche, on a fait le plein de chocolats chez Georges Larnicol notre chocolatier adoré de Libourne pour en offrir à nos parents. Puis retour dans la grisaille de Rhône Alpes....

11/12/2016

Ma semaine en bref #4.

Lundi, la semaine a commencé avec des dragés, parfait pour mettre de bonne humeur pour les 11h de travail qui m'attendait avec une petite souris exténuée de son baptême de la veille. Cela dit m'étant tapé 1200km pour 48h en amoureux dans le week-end moi aussi j'étais exténuée, et je suis heureuse que le café existe! Puis le lundi c'est The Walking Dead.... Bon, vous pensez qu'il va arriver quoi à Carl et Judith? J'ai lu certaines théories sur Facebook et ça n'annonce que du bon! Negan est fascinant!

Mardi, poussée dentaire, je me suis transformée en nounou kangourou, je bénis mon écharpe de portage car la journée n'a pas été évidente. Le joli moment a été la sortie à la médiathèque, avec une enfant carrément chouchoutée par les bibliothécaires, tout le monde en est dingue! Il y avait aussi une expo avec des monstres rigolos faits avec de la récup par des enfants, cela lui a beaucoup plus tout ce mélange de couleurs et de matières! Je pense d'ailleurs que l'on fera une sortie au Musée d'Art Moderne d'ici quelques semaines car elle est fascinée par énormément de choses et c'est un réel plaisir de voir une enfant émerveillée comme ça tout le temps. J'ai déniché des livres pour apprendre la langue des signes (j'ai quelques bases), et des livres de photos fascinants. B est dans sa période livres, et c'est un plaisir de la voir là aussi me tendre ses livres préférées pour lire des histoires, c'est génial!


Mercredi, j'ai testé mon nouveau gel douche qui sent bon Noël: aux orangettes (Dop)! Promis dernier gel douche avant de passer au savon pour le Défi Green Blog.

Jeudi, longue journée de travail avec une pause de quelques heures l'après-midi pour aller chercher quelques cadeaux de Noël. Je suis revenue bredouille...

Vendredi, journée de repos, je l'ai passé une grande partie allongée, enroulée dans la couette, une bouillotte sur le bide (ou le chat quand il était open pour des câlins), le dernier Bridget d'Helen Fielding (offert par mon amoureux) dans les mains.

Samedi, après midi entre amies: shopping de Noël, opération me dénicher un nouveau parfum chez Sephora, trouver un cadeau pour mon amoureux (la mission impossible), boire un cappuccino à la cerise au  Mary's Coffee Shop, déposer notre voeu sur un sapin de Noël, et aller voir le dernier Disney qui est exceptionnel! J'ai ri, pleuré, chanté... Il est absolument merveilleux.


Dimanche, j'étais invitée à l'avant première de Ballerina, mais clairement la bande annonce ne me disait absolument rien... Puis passer après Vaïana, c'est rude... Alors j'ai préféré rester au chaud pour continuer de lire sous mon plaid avec ma nouvelle tisane et le chat avant une nouvelle semaine de travail...

07/12/2016

Et toi, tu fais quoi pour la planète? #DéfiGreenBlog

Je suis le blog de Marie depuis maintenant quelques années, et je suis attentive à tout ce qu'elle publie au sujet de l'écologie, notamment sur sa page Facebook, j'ai appris beaucoup de choses grâce à elle, elle me sensibilise sur beaucoup de choses, et c'est ainsi que je me lance avec elle dans le défi green. Le but est de faire de son mieux pour protéger notre planète, pour nos enfants, nos petits enfants. Il faut penser à l'avenir. 

♥ Je fais attention à ma consommation de chauffage et d'électricité. J'ai acheté un thermomètre et je veille à ce que mon appartement soit toujours entre 18 et 20°. Je le fais avant tout pour mes économies car un degré de différence et la facture change beaucoup croyez moi (surtout que le prix du gaz augmente de 5% en Janvier). Alors oui parfois j'ai froid, mais je veille à fermer mes volets dès qu'il fait nuit, j'ai mis un boudin de porte devant ma porte d'entrée comme les petites vieilles (mais ce sont les mamies qui ont les meilleures astuces écolos!), j'ai des pantoufles, et j'enfile un gros pyjama et une polaire (so glamour, mais je m'en fiche!). La journée quand le soleil est là, j'ouvre mes rideaux pour profiter un maximum de la lumière naturelle et laisser la chaleur rentrer dans l'appartement. Je débranche mes multiprises quand je n'utilise pas mes appareils en veille, et je ne laisse que le frigo et la chaudière de brancher quand je pars en week-end! J'enlève mes chargeurs des prises, je ne laisse plus ma télé en veille et je limite la mise en route de la guirlande électrique de mon sapin (que quand la petite est là et lorsqu'il fait nuit). Et s'il fait sombre et que je n'ai pas envie d'allumer la lumière (à 16h, c'est pénible!), je mets des bougies tout simplement.

♥ Je suis passée à la cup depuis deux ans et je ne regrette absolument pas. C'est juste parfait, adapté à mon corps et à la planète. Go go go!!!

♥ Je consomme des fruits et légumes de saison. Et j'encourage mes proches à le faire même si je passe pour la chieuse de service OSEF!

♥ Je marche, je prends les transports en commun et je covoiture. Je n'ai pas le permis, donc je me débrouille, et je m'en sors plutôt bien. Et je soupire lorsque j'entends les "tu verras quand tu auras un enfant". Je garde des enfants, je n'ai pas de permis, on se porte plutôt bien et on sort beaucoup. Les jumelles n'ont plus eu besoin de la poussette dès les deux ans et demi tellement elles avaient l'habitude de marcher...

♥ Niveau travail (assistante maternelle), je n'ai pas investi dans un lit, j'ai pris le mien que j'avais quand j'étais petite et qui dormait dans la cave de mes parents. On m'a donné énormément de matériel, et de linge. J'achète les jouets d'occasion la plupart du temps, et je boycotte les lingettes cracras, j'utilise du coton et du liniment, et des gants lavables pour nettoyer le visage et les mains.

♥ Je fais mes courses avec des sacs en tissu.

Je fais déjà un certain nombre de gestes mais il est vrai que je repousse toujours certains trucs et il serait temps que je m'y mette vraiment. Alors voici ma petite liste de défis persos:

♥ Remplacer mes ampoules par des ampoules basse consommation.

♥ Supprimer le Sopalain et passer à des chiffons ou débarbouillettes, moins cher sur le long terme et pas de déchets.

♥ Supprimer les cotons jetables et passer aux lavables moins cher et pas de déchets.

♥ Ramasser un déchet par jour ou +.

♥ Economiser l’eau pour la planète et notre porte monnaie.

♥ Jeter les gels douches et passer au savon solide et shampoings solides, plus de déchets.

♥ Désencombrer sa maison pour garder l’essentiel et respirer!

♥ Acheter des serviettes en tissu.

♥ Passer aux cosmétiques bio, pour sa santé et les océans, les terres…

♥ Fabriquer ses gâteaux, ou acheter en boulangerie le goûter, éviter les gâteaux industriels sur emballés.

Il y a d'autres trucs que j'aimerai vraiment faire comme consommer bio mais honnêtement financièrement ce n'est pas possible. Mais dès que je peux me le permettre je le ferai. Pour ma consommation de viande et de poisson, je n'en achète que rarement, étant donné aussi leur coût. Passer aux bocaux en verre aussi à un certain coût donc pour l'instant c'est en stand by. Mais si je fais déjà tous les points énoncés plus hauts ce sera bien pour la planète et rien n'empêche de se lancer d'autres objectifs ensuite!

Et vous, ça vous tente le défi green?

05/12/2016

Ma semaine en bref #3.

Lundi matin, chagrin, surtout pour une pépette de 12 mois pour qui le retour chez Nounou est toujours un peu difficile... Mais on a redoublé de câlins, d'histoires, de chansons de Noël, et on a fait le sapin ensemble, de quoi mettre des paillettes dans un lundi tout gris et pluvieux.

La gueule du chat quand l'enfant revient le lundi.

Mardi, une longue journée de travail mais une super journée avec une sortie en écharpe au marché de Noël. J'appréhendais un peu, je suis une novice en portage, je flippais d'avoir mal au dos, que la petite n'aime pas la proximité et en fait c'était génial! Elle a pu bien profité, tout regardé,  tout touché et alors elle a été émerveillé par la grande roue. C'est vraiment une super sortie à faire avec les enfants.

Mercredi, le chat fait toujours la tronche.


Jeudi, journée éreintante et stressante, ménage, valise car le lendemain départ pour un week-end express dans le sud ouest.

Vendredi, Bordeaux et dîner en amoureux à L'autre Petit bois, très bon, j'ai choisi un croque landais et un tiramisu maison aux Oréos, une tuerie. Le seul truc que je n'ai pas aimé c'est d'être placé sur un canapé et de manger sur une table basse. Alors oui c'était cosy et intime pour un couple, mais franchement la serveuse a vu que j'étais surprise car je lui ai posé la question deux fois si c'était bien le canapé qu'elle nous proposait, et franchement j'aurai préféré une table, dommage. Après avoir voyagé six heures en voiture, j'aurai apprécié un vrai repas à table... Mais le décor reste magnifique et les prix corrects. Petit endroit parfait pour retrouver ses copines après une longue semaine, mais nous n'y retournerons pas en amoureux.


Samedi et Dimanche, Libourne en amoureux.

22/11/2016

Ma semaine en bref #2.

Lundi, la journée a été bien longue... Un retour de week-end pour ma petite souris, et moi qui avait très peu dormi (1000km en 72 heures + la tempête, j'étais totalement déphasée!), ce fut dur! Alors j'ai carburé au café, j'ai essayé d'occuper la poupette comme j'ai pu, impossible de sortir car nous étions en alerte orange tempête, et le vent a soufflé très fort toute la journée! Et entre nous, la maîtrise parfaite du quatre pattes rend la vie à la maison compliquée, le chat n'a plus aucune tranquillité, et moi j'ai toujours un bébé accroché à mes bas de pantalon ou bien à mes bras. Et enchaîner une journée de 11 heures avec un bébé qui ne nous laisse pas souffler et qui dort peu c'est assez compliqué, donc bon, le café a été mon allié! B. a décidé de manger seule et en morceaux en l'espace d'une semaine, donc là aussi, les repas sont composés d'encouragements, de réussites, et surtout de nettoyage! Et j'ai cédé, en installant un parc dans mon salon, car il était devenu impossible pour moi de nettoyer correctement avec une petite fille très active et très attirée par le yaourt étalé par terre... Bref, ce lundi fut bordélique, épuisant, mais heureusement le lundi il y a The Walking Dead! He ouais les gars, punaise, heureusement que des gens ont inventé cette série (et oui les lundis se suivent et se ressemblent...).

Mardi, après le vent, la pluie. Journée cloîtrée encore à la maison donc multitude d'activités... On a fabriqué des petits moulins à vent en papier avec des pailles achetées chez Tiger lors de mon week-end à Marseille au printemps dernier. On a écouté l'album de Bulle et Bob cuisinent, j'adore toujours autant. Puis découverte des mosaïques de Quercetti, B a beaucoup aimé. Enfin, j'ai réaménagé mon salon, l'espace de jeux n'intéressait plus B, donc j'ai modifié pour que ce soit plus adapté à ses besoins et envies. Elle joue beaucoup mieux dans sa chambre que dans la pièce à vivre, je pense que ça vient de l'espace (33m²), alors j'ai simplifié les choses: j'ai retiré le miroir et le coin "bébés" pour faire un coin douillet avec des peluches et des bouquins, parfait pour boire le biberon, se reposer, lire des histoires, et j'ai laissé deux paniers de jouets que j'ai trié selon ses préférences. Et si elle préfère jouer dans la chambre, nous irons jouer dans la chambre, mais il fallait un coin sympa quand même dans la pièce à vivre.

Mercredi, je ne travaillais qu'à 17h, donc j'en ai profité pour finir la saison 2 de Jane The Virgin  le tout avec un plaid et du thé, car je crois que j'ai chopé mon premier rhume de la saison... J'ai découvert Jane The Virgin il y a quelques semaines et je suis devenue carrément addict. C'est une super série.

Jeudi, longue journée de travail mais découverte de Mr Patate, à mourir de rire! Et j'ai reçu le plus beau faire part du monde avec mon meilleur ami d'enfance qui se marie (hiiiiiiiii).

Vendredi, journée de repos, journée au chaud. Bain moussant (une éternité que ça ne m'était pas arrivé), masques, gommage, soins pour les cheveux, avec ensuite un bon plateau télé car j'avais besoin de réconfort, avec des pommes de terre et de la cancoillotte (parce qu'une soirée raclette en solo, c'est nul).  J'ai aussi tenté de me faire des crêpes mais c'est juste désespérant. Je ne saurai jamais jamais jamais faire des crêpes correctement.

Samedi, avec ma copine Céline, nous sommes allés découvrir la boutique de cupcakes d'Alice qui vient d'ouvrir dans ma ville, Ohlala Cupcakes. Un endroit vraiment joli, idéal pour se retrouver entre copines. La déco est à tomber, clairement la déco est parfaite avec une licorne sur le comptoir, l'endroit instagrammable à souhait. On a aussi déambulé en centre ville en quête de cadeaux de Noël pour finir sur le marché de Noël, où on a trouvé pleins d'idées cadeaux... pour nous. Voilà, si pouvez me dire ce que vous offrez à votre mec en commentaires pour me donner des idées pour seriez des amours parce que je suis en panne d'inspiration totale (sauf pour ma wishlist donc).

Dimanche, j'ai craqué et j'ai sorti le sapin! Mais j'attends lundi matin pour le faire avec ma pépette, ce sera plus rigolo! J'ai juste mis la guirlande lumineuse pour lui faire la surprise demain matin...

21/11/2016

Ma semaine en bref #1.

Lundi a été une looooongue journée au travail. Le week-end de trois jours avec papa / maman et une journée de 11h de retour chez nounou c'est difficile quand on a un an. Alors on a multiplié les activités, les jeux, les câlins, et j'étais vidée de ma journée sans compter que ma poupette a commencé le quatre pattes version vitesse supérieure, et que les jouets, osef, les prises électriques c'est mieux. Heureusement je me suis consolée avec mon épisode de The Walking Dead. Et Negan est formidable... Je le déteste hein, il est monstrueux mais alors quel jeu d'acteur de la part de Jeffrey Dean Morgan (que j'adorai déjà dans Grey's Anatomy), c'est génial!

Mardi, on s'est bien occupés aussi, on a fait une longue promenade pour profiter du soleil et ainsi éviter la déprime (avec la météo de ses derniers temps, pas évident de sortir avec un bébé). On a emprunté des livres à la médiathèque (qui est devenue un formidable terrain de jeu pour une petite fille qui découvre le quatre pattes je vous le rappelle), des imagiers, des livres de photos et surtout deux livres cd sur Noël, ouais je sais ça y est j'ai craqué. Playlist de Noël en boucle la journée, et je récupère mon sapin dans quelques jours, j'ai hâte! Je vais quand même attendre une dizaine de jours avant de le faire (mais il est fort probable que je cède avant...). Je commence à scruter les cadeaux de Noël aussi, même si ce sera des gourmandises pour la plupart de mes proches, mon compte en banque étant proche du néant en attendant de décrocher un second contrat. J'essaie de ne pas me déprimer, en me disant que Noël ce n'est pas que les cadeaux, mais j'adore faire des cadeaux, alors cette année ce sera différent, et il faut que je me focalise sur le fait d'être avec ceux que j'aime et rien d'autre.  J'ai fait un tour rapide chez Zeeman pour acheter de la laine et des aiguilles à tricoter, je suis officiellement lancée. Bon, et les indemnités d'entretien de ma petite souris et moi même avons craqué pour des bavoirs de Noël. Je ne pouvais pas passer à côté!

Mercredi, journée repos, telle une marmotte j'hiberne avec des soupes, du thé, la saison 1 de Jane the virgin (j'adore j'adore j'adore!!!) et mon tricot. Objectif snood! Enfin "repos", j'ai travaillé en fin de journée, et ce jusqu'à 21h, mais ce fut plus long pour ma pépette que pour moi...

Jeudi, dernier jour de travail pour moi, une longue journée mais à la fin de celle ci, ce fut objectif valise car après quinze longs jours de séparation, je partais le lendemain retrouver mon amoureux dans les alentours de Bordeaux. Heureusement soleil au rendez-vous, et on a refait de la peinture propre avec un joli jaune!

Vendredi, journée sur la pluie et sur la route... Mais de jolies retrouvailles m'attendaient alors ça valait le coup!

Samedi, j'ai découvert le Kiabi de Libourne et bordel, rien à voir avec celui d'ici qui est vieux, serré, et dans lequel c'est toujours le bordel. J'ai découvert un magasin spacieux et avec un rayon grandes tailles conséquent, et forcément, j'ai dépensé un peu d'argent reçu à mon anniversaire, un pull gris clair à paillettes et un top bordeaux en dentelle. J'avais craqué sur une jolie paire de bottines mais ma taille n'était plus dispo en magasin... On verra si je craque pour les commander sur internet. 

Dimanche, petit tour au marché de Libourne le matin d'où nous sommes revenus les bras chargés de bonnes choses (pâté basque, gâteau basque, cannelés) et l'après-midi, nous avons visité Saint-Emilion, sous la pluie, mais ce fut vraiment chouette, ce village est absolument sublime (et le prix de l'immobilier est lui tétanisant!). Je vous laisse avec quelques jolies photos du week-end dans le sud-ouest.

15/11/2016

Activités avec Bébé: En Hiver! #1

Les températures ont vraiment baissées, mais la neige se fait encore attendre ici (oui je l'attends, j'adore ça, et j'avoue qu'en bossant de chez moi, c'est avec hâte que je l'attends cette année!), alors en attendant d'aller se rouler dans la poudreuse dans une combi bien chaude, j'occupe ma petite souris comme je peux, et ce n'est pas facile quand on a besoin de beaucoup bouger à 1 an. Voici donc quelques activités intérieures que je fais avec elle.

- Le bac à emporte pièces.
Pratique quand je suis occupée en cuisine, je donne mon bac à emporte pièces à ma petite souris: elle vide, remplit, manipule, et puis surtout ça fait du bruit, alors c'est rigolo!

- Le panier Montessori dont je vous parlais dans un précédent article.

- Les hochets sensoriels.
Je ne savais pas quoi faire de ces petits pots de compote en verre, alors hop, de la polenta, des lentilles, du riz, et hop de jolis hochets sensoriels. Il se trouve dans la chambre, le sol est du plancher, attention à la casse, ici elle joue avec sous surveillance.

- Observer les feuilles mortes en les immortalisant. Elle les regarde méticuleusement et en prend bien soin, elle adore ces petites cartes. J'ai utilisé de l'adhésif pour couvrir les livres pour les plastifier.


- Aller à la médiathèque.On essaie d'y aller toutes les deux semaines pour renouveler notre stock de livres et de cd.


- Les imagiers pour apprendre des mots, les fruits et les légumes et les cris des animaux. On manipule, on regarde, on écoute, c'est une petite activité calme qui dure quelques minutes mais qui est très sympa à faire avec un bébé curieux.


- Ecouter de la musique.
Beaucoup de Chopin, mais aussi le Carnaval des animaux, et Anne Sylvestre que j'aime beaucoup. On met aussi la radio pour varier les genres, on utilise les albums qu'on trouve à la médiathèque, et bientôt on écoutera en boucle les playlists de Noël.

11/11/2016

Les animaux de la ferme.

Ma petite souris adore jouer avec les animaux de la ferme, je lui fais les cris (traduction: elle me regarde faire, ébahie et je me couvre de ridicule et de solitude), je lui nomme les animaux, et donc j'ai décidé d'imprimer des photos pour qu'elle associe les deux. Un cochon, un mouton, un âne, un cheval, une vache, on commence dans le basique. J'en rajouterai d'autres plus tard.


B est très méticuleuse et adore manipuler les cartes avec précaution, à 12 mois, elle est très curieuse et s'émerveille d'un rien, et je sens qu'on va s'éclater toutes les deux niveau activités! Voilà ce que j'aime dans mon métier: un accueil individuel, où l'enfant évolue à son rythme, et où ses besoins sont comblés autant que possible. Je crois que cela me ferait mal au coeur de travailler de nouveau en crèche, c'est tellement le pied de pouvoir travailler correctement dans ces conditions.

Je vous prépare un gros article sur les activités à faire en hiver avec un bébé dès la semaine prochaine!

02/11/2016

29.

Hier je suis retombée sur l'article que j'avais écrit la veille de mes 28 ans, je l'ai relu, et je me suis dit que beaucoup de choses avaient changé... 

Alors il y a eu, comme chaque année, des hauts et des bas, des très bas avec un mois d'Avril éprouvant sur lequel j'aimerai tirer un trait. Tirer un trait, c'est ce que j'ai fait aussi, sur des amis qui n'ont pas accepté mes choix, et j'ai réalisé à quel point des personnes qui n'attendent que ta chute ne sont pas de véritables amis. Next. J'ai beaucoup évolué dans mes relations et je pense que c'est en partie grâce à mon amoureux, qui m'oblige à dire les choses quand il sent que je me renferme sur moi, et sur ça, je peux vous dire qu'il y avait un sacré travail à faire. Je ne garde plus mes peines et mes colères pour moi, quand je ne vais pas bien, je l'exprime, j'ai l'impression d'avoir appuyé sur le bouton LEVEL UP du dialogue avec les autres, et cela fait vraiment du bien (même si tout n'est pas gagné). J'aime avoir des relations où tout est dit, même si je suis souvent maladroite dans mes mots, mais au moins quand quelque chose ne va pas, je le dis... J'ai fait trois jolies rencontres, donc une qui a été absolument merveilleuse, ma Céline, toi qui a toujours été là pour moi depuis ce mois d'Avril éprouvant, tu ne peux pas savoir à quel point tu comptes pour moi, et comme je suis heureuse de t'avoir dans ma vie. Les blessures se sont bien refermées en une année, et je suis fière d'avoir avancer là dessus. 
J'ai vu énormément de choses en un an, on a passé des moments merveilleux aux quatre coins de la France, on a vécu énormément de choses, et les aventures continuent encore et encore, et une chose est sûre, c'est que ceux qui n'ont pas cru en notre histoire, vous devez savoir que l'on est encore plus forts. 
Un an plus tard, j'exerce enfin le métier que je veux exercer depuis dix ans, et j'en suis très fière, même si pour le moment je vis des instants de galère, mais je vais m'accrocher. Ce que je fais, je le fais bien, et je compte continuer, mais je sens que cette année qui vient, il va falloir gérer mon stress face à tout cela. Ce sera peut être l'objectif pour mes 30 ans tiens: mieux gérer mes émotions...
Nous sommes la veille de mes 29 ans, mais j'ai choisi de souffler mes bougies avec quelques jours d'avance, avec ceux que j'aime, ceux qui comptent. On a cessé de me dire que ça allait me porter malheur mais avec les semaines de soucis que je viens de vivre, on est plus à ça près... Puis c'était la seule date pour avoir mes précieux proches réunis alors...
C'est parti pour la dernière année avant la trentaine... On va essayer de savourer chaque jour et de profiter des instants présents...

27/10/2016

Change au sol avec Bébé.

J'ai choisi de travailler sans table à langer, par souci économique, beaucoup de frais lors de mon installation en tant qu'ass mat (n'ayant pas d'enfants et donc pas de matériel), et aussi par souci d'aménagement (pas besoin d'avoir une place réservée pour une table à langer). Mais j'avais également expérimentée le change au sol en crèche et avec les jumelles et j'avais beaucoup apprécié.

Je trouve cela pratique pour l'enfant. Il est en tout sécurité au sol, il n'y a pas de risques de chute de la table à langer (qui représente encore beaucouuuup trop d'accidents domestiques) et cela favorise l'autonomie. L'enfant participe ainsi à son change et c'est moins contraignant pour lui. Il peut rester dans la même pièce dans laquelle il se trouve, pas besoin de le changer d'environnement vu que c'est le matelas qui vient à lui. L'adulte se pose à sa hauteur, et je trouve que cela favorise vraiment la relation adulte / enfant. Ma petite souris est encore petite, mais elle bouge beaucoup lors des changes. Au début, je mettais le matelas sur ma table à manger, mais la situation était stressante, elle voulait sans cesse tout attraper, donc je devais veiller à la fois à son change et à sa sécurité. 

Maintenant on s'installe au sol, elle garde le jouet qu'elle avait à la main (ou sinon j'en mets un à sa disposition), et cela se passe beaucoup mieux.

Niveau organisation, j'ai composé un petit panier avec tout ce dont j'ai besoin à disposition: cotons, liniment, crème pour le change, couches, et un petit hochet. Je laisse ce petit panier toujours avec le matelas. Pour l'instant je ne garde que ma petite souris, mais si je décroche un second contrat, chaque enfant aura son panier. 

La petite souris a 11 mois, donc la participation au change est limitée, je lui apprends juste à soulever ses fesses en poussant sur ses pieds, à me tenir la couche prorpe, etc... L'intérêt est aussi pour plus tard, le change debout à partir de 18 mois - 2 ans se pratique énormément en crèche. Cela permet à l'enfant de pouvoir aller au pot sans dépendre de l'adulte qui doit le descendre d'une table à langer puis le remonter pour mettre la couche propre.

Gros avantage pour le dos de l'adulte aussi car on évite ainsi de porter l'enfant surtout quand il dépasse un certain poids (et quand on a plusieurs enfants à changer plusieurs fois par jour, le mal de dos peut vraiment se ressentir vite). La meilleure position pour le dos de l'adulte est celle du lotus.


Je ne regrette pas du tout mon choix de ne pas avoir de table à langer, j'ai fait une économie puis niveau relationnel je n'y trouve que du positif, et je fonds d'amour quand le chat vient nous observer et que la petite souris se met à s'agiter toute heureuse de voir enfin le chat s'approcher d'elle!

Pour infos, mes paniers en tissu à pois viennent de chez Kiabi, et la housse canon de chez Zeeman!

25/10/2016

Atelier peinture propre.

Première activité "manuelle" avec ma petite souris, activité express de cinq minutes top chrono,  le temps de patience quand on a 11 mois étant ultra limité, vous serez d'accords avec moi haha...
Très facile à faire, il vous faut une feuille de papier, de la peinture, une pochette plastique (de bonne qualité pour éviter que l'enfant ne la perce) et du scotch.

 J'ai disposé de la peinture sur le papier, j'ai mis la feuille dans la pochette plastique, que j'ai fermé avec du scotch et fixé le tout à la tablette de la chaise haute. Et je l'ai laissé explorer, toucher, étaler, tracer. C'était un premier essai, on recommencera l'activité avec des couleurs différentes pour les mélanger.

Première réalisation donc je l'ai encadré avec du masking tape pour que papa et maman aient un souvenir.

20/10/2016

De la difficulté d'être ass mat...

Je suis polie dans mon titre, je le serai un peu moins dans l'article, car PUTAIN, je n'en peux plus. Aujourd'hui pour la troisième fois cette semaine j'ai pleuré à cause de mon métier, à cause du métier d'assistante maternelle, à cause de ce sort qui s'acharne. Mais quand je vous dis qu'il s'acharne, oh que oui il s'acharne...

Cela fait dix ans que je garde des enfants, que ce soit en tant qu'animatrice, en tant qu'auxiliaire petite enfance en crèche, ou en garde à domicile, je fais mon métier par PASSION. Parce que j'adore les enfants, parce que tout ce qui tourne autour me fascine, j'aime trop ça. Je suis certaine de ma vocation depuis des années, je l'ai dans le coeur, dans les tripes putain. Et pourtant le sort s'acharne et détruit peu à peu mes espoirs d'exercer mon métier correctement.

Il y a eu cet ascenseur émotionnelle avec la visite "Accueil premier enfant" de ma puer. En discutant, elle s'est aperçue que me confier un agrément pour un seul bébé n'était pas normal étant parfaitement compétente à m'occuper de deux bébés, elle m'a donc affirmé que je pouvais commencer mes recherches pour un second contrat bébé. C'est ce que j'ai fait et cinq jours plus tard, j'obtenais un second contrat pour un petit garçon de 6 mois. Le lendemain, j'appelle vite ma puer pour qu'elle fasse valider ce second agrément bébé officiellement, elle s'empresse de me dire qu'elle s'en occupe dans la journée pour que je puisse commencer mon contrat le plus rapidement possible. Et là, une heure après, elle me rappelle... Finalement NON, elle s'est trompée... Habitant un immeuble sans ascenseur, au premier étage, depuis 2015, les assistantes maternelles n'obtiennent qu'une seule place pour un bébé, et celles qui ont actuellement l'agrément pour deux bébés, n'en n'auront plus qu'un comme les nouvelles lors de leur renouvellement. Youpi. Ma puer a eu beau plaider ma cause, voulant vraiment me faire travailler, en disant que j'étais expérimentée, que j'avais gardé des jumelles, que j'étais organisée pour m'en sortir, elle n'a pas eu gain de cause, et mon agrément n'a donc pas été changé.... To be continued...

Début Octobre, nouvelle galère. La maman de ma petite souris souhaite me faire mon bulletin de salaire, mais surprise, elle ne peut pas le faire sur le site de Pajemploi. Hors j'ai absolument besoin de ce bulletin de salaire pour déclarer mes heures à Pôle Emploi pour pouvoir obtenir mes droits (oui parce qu'un salaire ça ne suffit pas, surtout avec ce que touche une ass mat de l'heure). La déclaration est impossible, commence alors un combat de dix jours contre Pajemploi pour qu'ils puissent résoudre le problème dans les plus brefs délais... Et à force de les harceler d'appels et de mails (sinon vous n'obtenez rien, sachez le), j'ai enfin obtenu ce qui bloquait mon bulletin de salaire: mon statut. J'étais déclarée chez les parents des jumelles comme Garde d'enfants à domicile et non pas comme Assistante Maternelle, ce qui bloquait évidemment l'édition vu qu'en tant qu'ass mat, il y a des critères en plus à rajouter... 24h plus tard j'obtenais ma fiche de paie, et un complément rapide de Pôle Emploi.

Tu la sens venir l'autre galère? Oui, oui, encore une. Pôle Emploi me complète, mais hier je reçois un courrier comme quoi je leur dois 272€ sur les 350€ versés en complément un peu plus tôt dans le mois.... Autant te dire qu'avec un salaire net déclaré de 326€, j'ai trouvé ça très bizarre, mais méga angoissant surtout, car financièrement ça allait devenir un cauchemar... Je les appelle, et là, oh, tiens, une erreur de leur part, ils avaient enregistré deux fois mon bulletin de salaire, d'où le trop perçu indiqué, et en plus de cela, ils me doivent de l'argent (55€ waouh). 

Tu crois que c'est fini? Haha non, je tiens le coup de massue finale là. Mardi matin, rendez vous au RAM à 9h30 avec la directrice pour faire connaissance et m'inscrire (pas d'inscription, pas de coordonnées transmis aux parents!). J'ai vécu 2h30 d'entretien, où la directrice n'a fait que me parler d'elle, de sa carrière, de son relai, alors qu'on était là pour échanger, je me suis carrément faite écrasée sans pouvoir en placer une. Moi qui attendait ce rendez vous pour pouvoir vraiment discuter du métier, j'en suis ressortie déprimée. J'ai eu le malheur de lui dire que j'avais fait mon propre contrat de travail. Alors forcément, selon elle, il ne valait rien. Non seulement elle ne l'a pas lu, et s'est permis d'affirmer qu'il était faux (!), mais en plus, elle a eu des paroles d'une violence folle, en disant que j'avais sûrement voulu le faire pour qu'il soit joli avec des petits fleurs (euh WTF? Non je l'ai fait pour COMPRENDRE un contrat de travail, connaître le métier, et savoir ce que je signe exactement, et j'y ai passé 8h dessus!), et le geste merveilleux du contrat à déchirer... Je me suis carrément sentie comme une merde, alors que j'estime être une professionnelle de la Petite Enfance, avec des diplômes et 10 ans d'expériences, mais ça, elle ne l'a pas su, vu qu'elle ne m'a pas posé de questions. J'ai appris au cours de cet entretien, que seulement 10% des ass mats de son secteur venaient au RAM... Je comprends maintenant en partie pourquoi. Se faire rabaisser et humilier n'est sans doute pas évident. De plus, si les ass mats décident de travailler avec un autre contrat que celui du Conseil Général, pas d'aides en cas de litige... Moi qui pensait que les RAM étaient censés soutenir un peu les assistantes maternelles, je suis déçue. Je suis sortie en pleurant de mon entrevue avec la directrice. 

Et non, ce n'est pas encore fini... Aujourd'hui je reçois un coup de téléphone de la fameuse directrice... Il semblerait que je ne dépende pas de son relais (alors qu'il est à deux rues de chez moi), mais d'un autre, à une demi heure en bus de chez moi (la logique?). Non, il n'est pas possible de faire une dérogation. Non, la maman qui recherche une place pour son enfant de 24 mois dans mon quartier n'aura pas mes coordonnées car je ne dépend pas de ce relais... Quand le sort s'acharne, il s'acharne je vous dit. Le pire, c'est que les écoles proches de mon logement, celles dont les parents vont dépendre, et bien, ils sont envoyés à ce relais en question. Ce relais qui ne transmettra pas mes coordonnées alors que j'habite le quartier. Pour un numéro de rue, pardon mais je me retrouve baisée.

Alors cet après midi, j'ai encore pleuré, énormément pleuré. J'essaie de me persuader que ce métier est fait pour moi bordel, je le sais ça, mais vraiment, je n'ai absolument pas de soutien de la part des administrations et je sens qu'on m'enfonce plutôt qu'autre chose. La seule chose qui me fait tenir c'est mon amoureux qui croit en moi, mes amies aussi. Ma famille pense que je devrais me mettre au chômage complet pour éviter bien des difficultés, car au final en travaillant 30h par semaine, je gagne la même chose qu'au chômage complet, et tout ça en me rajoutant de la précarité avec deux paiements différents sur le mois... Mais ça ne me fera pas arrêter. Parce que j'aime mon travail, j'aime les parents pour qui je travaille actuellement, j'adore ma petite souris, et je garde espoir qu'un jour ça aille mieux. Les collègues me soutiennent, la première année c'est dure, il faut s'accrocher, tenir, y croire... Alors j'essaie, mais tout ça n'empêche pas les larmes de couler et les angoisses de remonter... En tout cas, je suis ravie que cette PUTAIN de semaine soit enfin finie!

17/10/2016

Le panier à trésors d'inspiration Montessori.

La petite souris est une petite fille de 11 mois très curieuse, qui veut tout toucher et attraper. Sauf que quand on a 11 mois, ce n'est pas forcément sans danger, j'ai donc décidé de lui faire un panier à trésors, avec des objets de la vie quotidienne exprès pour elle. Elle peut ainsi manipuler, toucher, mettre à la bouche, des objets de différentes fonctions, matières, formes.

Alors forcément son premier geste a été de le vider, elle est dans sa période vider / remplir (enfin pour le moment c'est surtout moi qui remplit en rangeant plusieurs fois par jour), et d'étaler tout ce qu'elle avait devant elle.


Elle a bien manipulé les objets, pleine de curiosité et surtout de fierté car ce sont des objets et non des jouets, alors quel bonheur d'avoir le droit de manipuler tout ça quand on a 11 mois! 

1. Panier en osier acheté chez Zeeman pour 2€.
2. Cuillère en métal.
3. Brosse à cheveux.
4. Miroir.
5. Bracelet en métal.
6. Coquillage.
7. Pince à thé.
8. Cuillère en bois. 
9. Rouleau en bois.
10. Emporte pièce.

J'ai fouillé dans mes tiroirs et placards pour voir quels objets de la vie quotidienne je pouvais lui donner, afin qu'elle les manipule sans danger. L'emporte pièce en forme de coeur est idéal car il n'est vraiment pas pointu, j'ai fait attention à cela en le choisissant.

Je pense que je rajouterai quelques bricoles dedans, notamment du naturel et du tissu. Un petit porte monnaie pour commencer à manipuler les fermetures / ouvertures, quelque chose de doux, et sûrement un gros galet ou une pomme de pin (un babet comme on dit chez nous). J'ai envie aussi de lui faire manipuler des marrons mais je trouve qu'elle met beaucoup à la bouche et je suis un peu craintive pour cela... Je verrais mais bientôt elle sera en âge d'utiliser des bacs sensoriels et j'ai hâte!

Et niveau éveil d'inspiration Montessori, voici les petits livres de la médiathèque que j'ai déniché.

16/10/2016

Carrot cake à la noix de coco.

Hier, mes parents sont venus prendre le thé et comme à chaque fois, je pâtisse. Ma maman a de gros soucis de santé, un cholestérol élevé, donc il fallait que je fasse attention à ce que je mettais dans mon gâteau, donc j'ai cherché une recette sans trop de graisses (je ne prétends pas que mon gâteau est hyper sain, cela reste un gâteau, seulement il n'y a ni huile ni beurre!).
 
 
Cela faisait quelques temps que je voulais sauter le pas du carrot cake, et j'ai été longtemps sceptique sur la carotte dans un dessert. Après avoir vu la recette sur Le Blog de Laura la semaine dernière, puis d'avoir vu un superbe carrot cake au Mary's Coffee Shop (le Starbucks des stéphanois, en mieux), je me suis dit que quand même il fallait tenter!

Je n'avais pas de noisettes, j'ai cherché de quoi remplacer, et j'ai donc utilisé de la noix de coco.

Pour un cake:
- 300g de carottes
- 200g de poudre de noix de coco
- 100g de sucre en poudre
- 80g de farine
- 3 oeufs
- Un verre de jus de fruits
- 1 sachet de levure chimique
- Du sucre glace

Commencez par râper les carottes très finement (je les ai même passer au mixer pour qu'elles soient le plus fines possibles), rajoutez la noix de coco, le sucre, puis les trois oeufs. Rajoutez la farine, la levure, puis le verre de jus de fruits (j'ai utilisé du multifruits ici, mais je suppose qu'avec du jus d'orange cela doit être très bon car la carotte se marie très bien avec l'orange). Votre pâte doit être homogène, personnellement je la passe toujours dans mon robot pour qu'elle soit la plus fluide possible, et comme ça mes gâteaux ont toujours une super texture (le plus pénible étant de devoir laver le robot après = flemme).
Mettez la pâte dans un moule à cake et laissez cuire votre carrot cake 30 minutes à 180°.

Laissez refroidir votre carrot cake et le recouvrir de sauce chocolat et de noix de coco râpé. Cela donne un joli côté esthétique au gâteau, mais ça c'est que du bonus, sinon contentez vous du sucre glace.

Tous mes aprioris sur le carrot cake sont tombés quand j'ai goûté. Vraiment, sautez le pas! Comme mon banana bread, le carrot cake va devenir une de mes recettes cultes!

03/10/2016

Motricité libre.

Je suis une fervente partisane (un peu une extrémiste même) de la motricité libre. La motricité libre qu'est ce que c'est? C'est le développement moteur autonome définit par Emmi Pikler, autrement dit, laissez l'enfant évoluer niveau moteur par lui même. 

Les phases du développement chez un bébé sont:
- passer du dos au ventre, rouler.
- rampe et quatre pattes.
- position assise.
- se mettre debout.
- marcher.

Et le tout, à son rythme bien évidemment. On ne met pas son bébé assis s'il ne connaît pas cette position, on ne tient pas les mains de son bébé pour le faire marcher s'il n'a pas encore appris à marcher de lui même. Alors bien sûr je sais que c'est de la théorie, et qu'on a parfois des réflexes... J'entends souvent les parents dire "oui mais il adore être assis!", "mais c'est lui qui veut marcher". Oui peut être mais en le mettant dans la position que l'enfant n'a pas acquis seul, c'est lui enlever sa joie et sa fierté de la découvrir seul, et c'est surtout le bourrer de frustrations car forcément quand il voudra se remettre dans cette position il ne pourra pas, et perdra confiance en lui.  

Alors ici, on pratique la motricité libre, même si on s'adapte aussi aux habitudes que le bébé peut avoir avec ses parents. Par exemple, ma petite souris a débarqué chez moi à tout juste 10 mois, vacillant en position assise et faisant quelques pas quand on lui tenait les mains. La première semaine, je me demandais même si elle savait se retourner. Puis à force de rester sur le dos sur son tapis de jeux, je l'ai vu commencé à se mouvoir, et aujourd'hui, je sais qu'elle est capable de se retourner facilement, et surtout en un mois seulement elle a acquis la rampe, arrière et avant, et ce matin même je l'ai surprise entrain d'essayer de se mettre debout.


Pour moi, la motricité libre est très importante, car positive pour l'enfant. Quel bonheur je prends à l'observer faire des progrès par elle même, à découvrir son corps et l'espace qui l'entoure seule, avec mes encouragements, mes applaudissements. Je ne vois que du positif à les laisser se mouvoir seul. D'un point de vue sécurité, je trouve cela important aussi. Car croyez moi un enfant qui apprend par lui même à se mettre debout et marcher, aura le réflexe de mettre ses mains en avant en cas de chute, et cela évite bien des bobos... Et comme ici c'est du carrelage dans la pièce à vivre, autant vous dire que j'appréhende les premiers pas, mais en lui faisant confiance en motricité libre, il n'y a pas de stress à avoir concernant les chutes. Il y en aura bien sûr, mais j'espère qu'elle aura acquis son réflexe de mains en avant en cas de perte d'équilibre d'ici là.

Pratiquer la motricité libre c'est aussi passer pour l'ovni parmi les nounous, car ici, cela m'horripile de sortir au parc et de laisser l'enfant dans sa poussette. Quel intérêt pour l'enfant de rester planter dans sa poussette à regarder les grands jouer alors qu'il y a tant à explorer? Alors ici, je sors la petite souris de la poussette, et je la laisse vadrouiller au sol, que ce soit de l'herbe ou du goudron, objectif bouger! Bien sûr, je recommande aux parents des tenues simples et pratiques. Beaucoup d'assistants maternels, me regardent avec de gros yeux quand je laisse mes bébés au sol, mais j'ai fait l'expérience avec les jumelles. Marche à 12 mois, pas de chutes, escaliers montés et descendus à 20 mois, poussette double vendue à deux ans et demi car elles avaient l'habitude de sortir et de marcher librement.

J'espère avoir convaincu les sceptiques de la motricité libre qui passeront par là et pour approfondir la réflexion, je vous invite à découvrir le site français Pikler Loczy, qui parle de ce sujet entre autres.

28/09/2016

Ass mat depuis un mois.

Ça y est, cela fait maintenant un mois que j'ai commencé mon activité d'assistante maternelle... Les semaines sont passées très vite, je ne me suis pas rendue compte du temps qui passe (s'il pouvait passer aussi vite entre Octobre et Janvier ce serait vraiment cool #privatejoke) mais une chose est sûre, c'est que je suis certaine que ce métier est fait pour moi... Même si j'espère des journées plus chargées pour bientôt (ouais je suis un peu accro au travail).

J'ai obtenu mon premier contrat deux jours après mon inscription chez Pôle Emploi, autant dire que j'étais la plus heureuse! J'ai eu un gros feeling avec les parents, et la petite fille m'a tout de suite adoptée, ce qui est top car nous mettions en place un accueil d'urgence suite au déménagement de l'ancienne assistante maternelle. J'ai rencontré la famille le jeudi pour commencer par une journée de 11 heures dès le lundi!

Depuis tout se passe très bien, la petite souris a pris ses repères à la maison, il faut néanmoins avouer que c'est un bébé très cool et qu'elle n'a eu aucun problème d'adaptation (ce qui est assez exceptionnel!), par contre, moi il a fallu que je prenne mes marques.

La première semaine a été assez folklorique niveau organisation, j'ai été débordée et épuisée. Déjà j'avoue, j'avais eu l'idée stupide d'arrêter le café. Non mais quelle idée! S'occuper d'enfants, faire des journées à rallonge, et le tout sans café... Alors j'ai tenu deux semaines, puis j'ai craqué, le café fait de nouveau parti de ma vie. Je vous avais préparé tout un article du style "comment j'ai arrêté le café", mais comme je n'ai eu aucune volonté finalement, vous ne verrez jamais cet article. Ou alors quand je serai enceinte, et que je devrais arrêter le café, le vin, le saumon, le saucisson, le fromage, les makis... Euh non... Mauvaise idée, continuons à nous occuper des gosses des autres haha.

L'organisation donc... 

A la maison, malgré une croissance explosive des lessives et des passages de l'aspirateur (traumatisant encore un peu plus le chat, l'aspirateur ce terrible prédateur du chat), j'ai plutôt bien géré, même si je pense être devenue maniaque, à savoir que l'aspirateur doit être passé au minimum deux fois par jour. En même temps, avec un bébé qui veut manger seul et qui émiette ses biscuits sur sa chaise haute, et un chat qui snobe les miettes (connasse!) , je n'ai pas le choix. Ha il y aussi le bébé qui veut caresser le chat et qui lui arrache les poils, on adoooooore. Bref, la maison, ça a été, mon projet était bien réfléchi, j'ai géré.

Les sorties, ont été un peu plus compliquées.

J'ai passé trois ans chez les jumelles, avec une maman hyper cool, sans prise de tête, je sortais pour des petits temps dehors donc sans sac à langer (les filles n'en avaient pas vraiment de toute façon, quand la maman sortait, elle fourrait tout dans un tote bag et hop, à la cool), et surtout, ils habitaient dans une résidence de standing, donc j'avais un ascenseur, de l'espace, et avec ma poussette double qui coûtait un mois de mon salaire, c'était nickel... Ici ce n'est pas la même chose. Il a fallu que je réfléchisse à ce que je devais mettre dans mon sac à langer, ne pas trop en mettre pour ne pas m'encombrer (la mission impossible quand tu veux que tout soit parfait) et avoir l'essentiel. C'est ainsi que ma première sortie fut épique. 

Déjà la poussette et les escaliers. Le week-end avant de commencer, j'ai acheté ma poussette, une Quinny Zapp Xtra 2, que j'avais repéré pour sa légèreté, son pliage facile, et sa fonction de citadine. Donc, stressée par mon premier jour de travail, j'ai passé une bonne partie du week-end à manipuler la poussette (tout en regardant des vidéos d'utilisation, c'est fou comme ça avait l'air facile...), et à réfléchir comment descendre mes escaliers, avec un bébé et une poussette. Je remercie la patience du chat (et de mon mec qui a aussi essayé de m'aider à trouver des solutions), car oui, oui oui oui, j'ai utilisé le chat pour m'entraîner avec ma poussette. Qu'on ne me juge pas, je te vois rire, toi là bas, on en reparle quand tu auras ton premier enfant et que tu voudras tester ton porte bébé et ta poussette va! D'ailleurs un chat et un porte bébé, ça me rappelle une histoire tiens... Morgane pourra peut être mieux nous en dire je crois. Non non je ne dénonce pas, tu penses bien. En théorie et en pratique féline, ça allait. Je commençais à maîtriser la bête (la poussette, le chat j'ai laissé tomber!). Donc le lundi, premier jour, tiens si on allait se promener... Je prépare mon sac, je prends la poussette d'une main, je la pose sur le pallier, je prends l'enfant, je ferme ma porte, je reprends la poussette, je descend les escaliers, EASY. Poussette et enfant poids plumes, nickel. Par contre, vous vous doutez bien qu'une fois en bas, j'ai moins fait ma maligne quand il a fallu déplier la poussette d'une seule main. Impossible. Alors j'ai tenté pendant cinq minutes d'une main, je transpirais, j'avais chaud, j'étais stressée, la petite commençait de pleurer, et moi je m'énervais, et je déteste ça, m'énerver. J'ai soufflé, sorti un lange du sac à langer et poser la petite dessus. Pas le choix, il me fallait mes deux mains. Donc vous vous doutez que j'ai galéré même avec les deux mains car énervée je ne tirais pas dans le bon sens, un massacre... J'installe la petite, et hop c'est parti pour ma toute première balade avec mon carrosse d'ass mat! Youpi... Est ce que je dois vous parler du retour qui a été tout aussi compliqué? Le sac à langer maintenant. Évidemment, il m'est arrivé un caca débordant. Alors toute fière, j'ai sorti ma couche, mon coton, ma tenue de rechange, le tapis de change, mon lini... Ha non. Première sortie dehors, cacatomique, caca de partout, pas de liniment. Je suis maudite. 

Alors bon, depuis ça va mieux. Je peux vous assurer que je n'oublie jamais le liniment et que j'ai trouvé ma technique pour ma poussette après une semaine d'essais. On sort régulièrement avec la poussette, le tout sans souci, et j'ai même fait ma première sortie en portage cette semaine. J'aime l'accueil chaleureux et familial que permet le métier d'assistante maternelle. Et j'ai eu le feu vert de ma puéricultrice pour accueillir un second bébé... Je suis en attente d'un futur petit bout qui viendra nous rejoindre dans cette aventure.

Je m'équipe petit à petit.
Chacune son goûter.
Par contre, je n'arrive pas à dire autre chose que "le projet ass mat". Ce n'est plus un projet bordel, c'est concret. "L'aventure ass mat" conviendrait mieux. Cela viendra avec le temps, quand je me sentirai pleinement accomplie dans mon métier. Et oui parce qu'avec mes dix ans d'expériences avec des tout petits, je suis une débutante, un bébé ass mat (très bien entourée par la jolie famille virtuelle des assistants maternels d'ailleurs!). Allez, je vous raconterai à coup sûr, mes prochaines aventures par ici...

24/09/2016

Histoire de l'allaitement....

J'ai déniché la semaine dernière à la médiathèque, un livre que je pensais garder uniquement pour ma culture personnelle, mais il est tellement intéressant, que je me suis dis qu'il fallait absolument que j'en parle ici. Donc tout au long de la lecture, j'ai pris des notes pour moi, mais aussi pour le blog, afin de vous partager tout ça.

Une histoire de l'allaitement, de Didier Lett et Marie-France Morel.

Le livre retrace comme son titre l'indique, l'Histoire de l'allaitement, de l'Antiquité à nos jours, et c'est passionnant, cela dit je vais essayer de vous faire un résumé, même si je sais d'avance que celui ci sera loooong, et je vais tenter de ne pas être trop chiante dans la partie Histoire, et surtout Histoire de l'Art et religion, mais si vous voulez connaître l'histoire de l'allaitement, il faudra passer par là pour mieux comprendre l'évolution, accrochez vous vraiment, cela vaut le coup!

On retrouve l'allaitement dès l'époque préhistorique, avec le culte de la fécondité dans une époque où les lendemains ne sont jamais certains. Le thème de l'allaitement est très fréquent en Inde Ancienne, Mésopotamie, Phénicie, Grèce, et particulièrement l'Egypte.

Le symbole fort de l'allaitement de la civilisation égyptienne, est la déesse Isis allaitant Horus que l'on retrouve sous forme de statuettes. Mais ce n'est pas l'image de la mère nourrissant son enfant que l'on veut représenter ici mais vraiment Horus recevant le lait d'Isis qui symbolise le pouvoir royal, c'est le moment du couronnement, Osiris le défunt époux de la déesse et père d'Horus, transmet le pouvoir à son fils, le lait est sacré, c'est la force et la légitimité. A la mort d'Horus, une représentation de lactation par la déesse est mise dans son sarcophage qui symbolisera l'immortalité. Les statuettes d'Isis deviendront, à partir du VIIIème siècle avant notre ère (lors d'une période de troubles dynastiques), des objets de piété personnelle, pour obtenir la naissance d'un enfant ou la bonne santé d'un nouveau né.

Ce sont ensuite les romains qui adoptent le culte d'Isis qui est assimilée à la Mère Universelle. On retrouve Isis sous forme de statuettes en terre cuite utilisées comme ex-voto dans les temples comme protection de l'espace domestique. Puis Isis finit par ressemble par une mère ordinaire qui donne le sein, et non plus une déesse. Dans le Monde Antique Romain, on trouve d'autres représentations de la maternité, des déesses nourricières allaitant souvent deux enfants à la fois: c'est le désir de maternité, le besoin de protection de l'enfant et de la famille, et aussi l'espoir de la renaissance après la mort.

En Ephèse et en Asie Mineure, on retrouve une déesse étrange, Artémis, dont le corps est orné de rangées de seins et de testicules de taureaux, elle est le symbole de l'hyperfécondité. On retrouve l'allaitement dans la mythologie grecque, avec notamment l'épisode d'Héraclès. Héra (la femme de Zeus) allaite Héraclès le fils de Zeus qui est le fruit d'un adultère. Son lait est un antidote à la finitude de la condition humaine. Héraclès mord le sein de la déesse et un jet de lait forme une voie lactée. Le fait d'avoir allaiter confère aux femmes un pouvoir exceptionnel incarné par la déesse. Dans l'Antiquité, l'allaitement représente la fécondité, l'abondance, l'amour, la puissance, et l'immortalité! 

On retrouve le pouvoir d'Héra notamment avec Marie allaitant Jésus (coucou le paragraphe un peu chiant sur la religion, mais ô combien intéressant). Le Concile D'Ephèse déclare Marie "Mère de Dieu" et autorise et favorise son culte, cela affirme ainsi la double nature de Jésus: homme et dieu. Le lait de Marie est un aliment spirituel, c'est l'image du chrétien se nourrissant de la parole de Dieu.

Jésus est représenté démesurément grand, il reste Jésus avant d'être un enfant. Il tient souvent un sein entre ses deux mains comme un globe, c'est l'emblème de sa souveraineté au Haut Moyen-Âge. La représentation est peu anatomique (allez fouiller dans des livres d'Histoire c'est hallucinant!): le sein est placé très haut, sur l'épaule ou la clavicule, car il ne s'agit pas de représenter un véritable allaitement (bah ouais pour le coup, le corps de la femme, on s'en fout un peu à l'époque). Cette représentation s'appelle la Vierge d'Humilité, humilité venant humus la terre, racine de toutes les vertus, la vierge est la racine sainte du corps du Christ incarné. Marie est toujours totalement vêtue (à part son sein, team free boobs), et Jésus est toujours nu montrant son sexe pour rappeler qu'il est un homme (alors que les bébés sont à son âge toujours très emmaillotés et couverts). Quand on voit Marie tenir le pied de Jésus, il ne s'agit pas d'affection mais c'est là encore juste une image pour signifier l'humanité d'homme-Dieu de Jésus. Le lait de Marie est une nourriture spirituelle qui apporte la parole de Dieu. Les mères qui allaitent au quotidien se sentent réconfortées en se plaçant sous le patronnage de la Vierge, celles qui n'ont pas de lait prient avec ferveur devant les oeuvres représentant Marie qui allaite, en attendant un miracle. A force de prier au pied des statues de la Vierge, certains saints finissent (selon la petite histoire hein...) par recevoir une giclée de lait. Il faudra longtemps pour que les représentations de mères et d'enfants se détachent complètement de la peinture religieuse.

Avec ce lien religion et allaitement, naît le besoin de croire à la lactation masculine, notamment avec l'histoire de Saint-Mamert. Il entend un bébé, qui pleure, qui a faim, il prie Dieu de l'aider, et sa poitrine se gonfle et se gorge de lait, il peut ainsi nourrir l'enfant et le sauver. Il s'agit d'un fantasme d'androgynie ou de volonté inconsciente des hommes de s'approprier les facultés de reproduction de la femme parfaitement normal à l'époque, car c'est une réponse à la hantise de la faim...

Alors bien sûr, tout ça est très religieux mais compréhensif pour l'époque. Mais qu'en pense la médecine?

Dans la tradition médicale ancienne (Antiquité Grecque et Romaine), le lait maternel n'est que la continuité du sang du placenta. Le lait des jeunes accouchées est considérée comme le sang cuit et blanchi du placenta qui remonte jusqu'aux seins. C'est un argument pour inciter les mères à allaiter, en allaitant, elles achèvent "la fabrication" de l'enfant. Cependant, les médecins estiment que les femmes n'ont pas du bon lait tant qu'elles ont des pertes de sang. Ils conseillent d'attendre que les pertes cessent pour commencer la tétée. Dans les milieux aisés, les mères font allaiter par des nourrices pendant l'attente de la purification de leur lait. Elles-mêmes se font dégorger les seins par des servantes ou des petits chiens (oui oui, vous avez bien lu). dans les milieux populaires, on ne peut pas se payer une nourrice, on laisse donc l'enfant jeûner pendant trois jours, afin que le lait soit épaissi et que les intestins du bébés soient purgés de leur méconium. Les trois jours de jeûne, sont aussi le temps maximum avant de recevoir le baptême qui protègera l'enfant. Le colostrum (premier lait sortant du sein) n'est pas considéré comme nourrissant car il est liquide et pâle, pour les médecins, c'est du poison! C'est fou lorsque l'on sait que maintenant que le colostrum est très important pour les nouveaux nés, leur apportant des nutriments et des anti-corps essentiels.
A partir du XVIIIème, les médecins finissent enfin par recommander le colostrum, qui est bien supérieur aux préparations traditionnelles (à base d'huile d'amandes douces, de sirop de chicorée, de vin au miel) utilisée pour dégorger les intestins du bébé. Le jeûne reste recommandé jusqu'aux années 1950.
A la seconde moitié du XXème siècle, c'est la fin des croyances sur la parenté entre le sang et le lait. 

Avant la naissance, il est nécessaire dans la France Ancienne, de préparer les seins: sortir les mamelons, les étirer avec des "suçoirs"... Jean-Claude Desessartz, médecin parisien renommé, suce les tétons de ses patientes pour former leurs bouts de seins (vous imaginez votre médecin vous sucez les seins en 2016? Moi non...). A l'étranger, des jeunes filles sont même formées à cette fonction. Dans les Cévennes et en Provence, des hommes nommés "tétaïres" tétaient les nouvelles accouchées pour favoriser la montée de lait et vider les mamelons..

Autrefois, le bébé était allaité à la demande, car les mères avaient peur des convulsions, hors de question de les laisser pleurer. Le bébé suit sa mère au travail, et pratique le cododo la nuit. Les horaires de tétées n'est qu'une innovation des médecins du XIXème siècle dans le but de "dresser l'enfant" alors que le lait maternel est largement prédigéré. Dans la société bourgeoise du XIXème siècle, on pense qu'il faut habituer l'individu dès l'enfance à contrôler ses besoins.  Cela arrange le personnel des maternités de mettre tous les enfants au même rythme quel que soit le mode d'allaitement.
Jusqu'au XIXème donc, le lit individuel n'existe pas et les bébés dorment avec leurs parents.

En 1760, le docteur Desessartz (encore lui) essaie de comprendre le plaisir physique que peut éprouver la mère lors de l'allaitement et demande à une jeune mère ce qu'elle ressent:

"Il m'est difficile de rendre ce qui s'est passé en moi, j'ai senti une commotion que je ne peux comparer qu'à celle que produit l'étincelle électrique aussi vive soit elle, elle m'a soulevé, m'a entraîné vers mon enfant, elle s'est bientôt épanouie, dans tout mon corps en y répandant une chaleur délicieuse, à laquelle a succédé le calme d'une volupté inexprimable, lorsque mon enfant a saisi le mamelon et a fait couler la liqueur que la nature et ma tendresse lui exprimait".

Mais les contraintes de l'allaitement à la demande sont lourdes pour les mères d'autant plus qu'elles doivent pour la plupart continuer le travail. La vie d'une mère autrefois se passe selon l'expression consacrée, soit "aux oeufs" (en étant enceinte) soit "au lait" (en allaitant), ce qui suppose qu'elle soit toujours entrain de nourrir un autre qu'elle même.

A cette époque, il existe également tout une croyance autour du "mauvais lait". La mère doit surveiller son alimentation, mais aussi ses activités ET ses sentiments. Pas d'émotions fortes, ou de travail trop dur sous peine d'empoissonner l'enfant (bonjour culpabilité). Ce "lait qui tue" expliquait la mort des nourrissons. Si la femme avait de retour ses règles, le lait était mauvais. Les relations sexuelles étaient interdites car elles pouvaient faire revenir les règles, et on donnait très rapidement une bouillie de céréales en complément du lait maternelle. Le sevrage était souvent très brutal, en mettant une substance amère sur le sein (traumatisme bonjour!).

Toutes ces croyances sur le mauvais lait, ont amené à la mise en nourrice. La poitrine des femmes aristocratiques devait garder un capital esthétique, et l'obligation d'épouse et de maîtresse de maison passait avant le rôle de mère. Mettre l'enfant en nourrice permettait aussi la reprise de l'activité sexuelle des parents. Attention cependant, pour l'époque, ce n'est pas un désintérêt de l'enfant mais un comportement social avec la volonté du bien être de l'enfant malgré tout. Ne pas envoyer son enfant en nourrice peut paraître comme une transgression aux codes de bonne conduite et un signe de désintérêt pour la santé de l'enfant.

Une bonne nourrice à l'époque, a entre 25 et 35 ans, ni trop grasse, ni trop maigre, brune ou châtain (pas de blondes, ni de rousses, réputées pour aimer trop les hommes), de belles dents, une haleine douce, qui a accouché d'un garçon plutôt que d'une fille, avec des moeurs irréprochables (abstinence), une hygiène de vie exemplaire, elle ne doit pas être trop bavarde, avoir une voix douce et ressembler à la mère (rien que ça!). La forme de ses seins doit être différente de celle d'une femme qui veut séduire. Avec tous ses critères, on convient que la nourrice a une bonne qualité de lait! 

La mise en nourrice est beaucoup exercé. A Paris, en 1780, sur 21000 naissances, 1000 bébés sont allaités par leur mère. Les bébés sont souvent exilés à la campagne où se trouvent les nourrices, mais on observe une surmortalité suite à leur exil: fatigue du voyage, difficultés face à un lait étranger, manque d'hygiène dans les campagnes.

En 1860, les nourrices sont à demeure (je vais encore raconter un truc horrible). Les mères sont à l'époque très présentes en éducatrices des enfants mais le devouement ne va pas jusqu'à allaiter, on fait donc venir des nourrices sélectionnées par des médecins. Le médecin fait venir la nourrice avec son enfant, il les examine tous les deux. Si la santé des deux est bonne, l'enfant repart avec "le meneur", il sera élevé à la campagne au pain et lait animal, tandis que le lait de sa mère ira à l'enfant bourgeois (oui, c'est ça le passage horrible). L'enfant bourgeois est nourrit d'un lait abondant car la nourrice ne fait rien d'autre que de s'occuper de lui, de bien manger et de se promener. Mais celle ci mène une vie de recluse, elle est très surveillée, ne doit avoir aucun contact avec les hommes, pas même son mari.

En 1874, c'est la première loi de la protection de la petite enfance, avec un contrôle régulier des nourrices.

Cependant, l'essor du contrôle des nourrices coïncide avec le recul de la mise en nourrice à la fin du XIXème siècle avec le développement de l'allaitement au biberon et de l'évolution des modes de garde (notamment avec les crèches, qui existent cependant depuis 1840).

On retrouve des objets ressemblant à des biberons à l'Antiquité dans des sépultures d'enfants, mais ce sont en fait, des tire-lait. Au Moyen-Âge, on trouve des biberons en terre cuite, nommés chevrettes (car remplis de lait de chèvre). A l'Epoque Moderne, on trouve des biberons en bois, peau, faïence, porcelaine, verre, étain (mais qui causera le saturnisme à cause du plomb chez de nombreux enfants!), avec des tétines en chiffon, os, ivoire ou mamelle d'animal, cette dernière est peu efficace car elle pourrit (sans blague). On arrive enfin à l'Ere de l'industrialisation. En 1840, découverte du caoutchouc, et en 1880, les formidables découvertes d'un certain Pasteur sur les microbes et la stérilisation.
Il reste cependant difficile d'élever un bébé au biberon dès la naissance, il faudra attendre le perfectionnement des laits en poudre (après la Seconde Guerre Mondiale). Le biberon et le lait artificiel donne lieu à un nouveau mode d'allaitement qui est est le produit et le reflet des grandes transformations économiques et sociales de l'époque avec la mobilisation des femmes sur le marché du travail.

C'est une nouvelle façon d'élever les bébés, notamment en Europe avec les travaux de Truby King, docteur anglais. Il recommande d'allaiter à un horaire régulier avec la même quantité de lait, de pour cela, il ne faut pas hésiter à laisser pleurer bébé même s'il a faim entre les horaires ou la nuit. Dès le plus jeune âge, il faut l'habituer à une discipline pour une bonne santé future, et une adaptation au monde du travail et des relations sociales... Cette discipline convenait à la plupart des mères qui pouvaient enfin se consacrer à autre chose qu'à l'alimentation exclusive du nourrisson. 

En  1957, naît à Chicago, un mouvement en faveur de l'allaitement maternelle, la Leche League, destiné à soutenir les mères voulant allaiter au sein. 

En France, en 1963, le pourcentage des mères qui allaitent diminue de plus en plus en raison de l'entrée massive des femmes sur le marché du travail mais aussi avec la montée de certains mouvements féministes hostiles à "l'esclavage" de l'allaitement au sein.

Actuellement, 52% des femmes allaitent en sortie de maternité en France, contre 95% en Norvège, 91% en Espagne, 75% au Pays Bas et Italie, 69% en Grande Bretagne...

Le détour par l'histoire est finalement indispensable pour comprendre le présent.  "L'industrie nourricière" explique aujourd'hui que la France ait un réseau conséquent d'assistantes maternelles, et surtout que les femmes qui continuent de travailler après la naissance des enfants ne soient pas considérées comme des mères "indignes" ce qui est le cas dans d'autres pays notamment l'Allemagne, qui n'a pas eu le même rapport avec les nourrices.

J'ai adoré apprendre tout cela, et encore ici n'est qu'un résumé de ce que l'on peut trouver dans ce bouquin ainsi que toutes les illustrations disponibles. Il y a des dizaines d'histoires également que je ne vous résume pas, mais si cela vous intéresse n'hésitez pas à consulter ce livre. Et puis je pensais en apprendre plus sur l'allaitement, et finalement c'est sur mon propre métier que j'en ai appris!