22/08/2015

Voilà, c'est fini...

Lundi c'est la reprise! C'est avec hâte que je reprends le chemin du travail, ces semaines de vacances étaient bien trop longues, reprendre ma vie à 100 à l'heure me réjouit, et je suis contente de retrouver mes louloutes! Elles ont dû bien grandir pendant cet été, je vais être en admiration devant leurs progrès. Je me souviens l'été dernier, j'avais laissé des bébés, pour retrouver des petites filles, la claque. Et l'été prochain, elles rentreront à l'école. Non, non, non, ça passe trop vite!
Je ne suis pas partie cet été, j'ai fait le choix de m'assumer toute seule comme une grande, alors bon... Tant pis. Je ne regrette pas, j'ai pu profiter pleinement de ma famille et de mes amis. Petit bilan estival:

Mon papa a eu 60 ans. La claque.
J'ai réalisé que j'avais perdu 20 kilos en l'espace de 6 mois à cause des soucis.
J'ai regardé beaucoup trop d'épisodes de New Girl.
J'ai eu une grosse période: envoyer des sms de merde / manger de la glace à même le pot / regarder des séries de filles / écouter Rose.
Mais je me suis relevée. Again.
Mes copines ont été là, et elles ont été au top du top. Again.
J'ai un peu abusé des Sex on the beach (à défaut d'être moi même on the beach, je l'étais au moins dans ma tête).
J'ai testé la gelée éclaircissante de Garnier et ce fut un échec cuisant. Je ne serai donc jamais blonde.Team brunette.
J'ai squatté les salles de ciné.
J'ai relu le journal de mes 22 ans, et je me suis aperçue que j'avais beaucoup grandi. Ma petite moi de 22 ans, crois moi, on tombe, ça fait mal, mais on se relève et on est capable d'aimer à nouveau.
J'ai découvert la cuisine créole et la pâte à tartiner Weiss qui est une tuerie (meilleure que le Nutella je vous jure).
J'ai passé quatre jours superbes avec une personne qui compte beaucoup et qui m'a aidé à m'en sortir ces derniers mois. J'ai adoré le présenter à ma famille et mes amis, pour leur montrer à quel point il a été génial avec moi.
On a fait beaucoup la fête, et j'ai oublié que vodka = bobo tête. 
Le rosé framboise est une tuerie.
Le rosé cerise aussi.
Je suis allée voir Les Minions. Deux fois. Bananaaaaaaaa.
J'ai eu une relation violente et toxique avec un connard, et j'ai regretté mon choix Again. Mais comme toujours, on se relève, on avance, et on se montre plus forte encore.
J'ai écrit un article qui m'a fait beaucoup de bien. Une façon de tourner définitivement la page?

Même s'il y a eu des déceptions, plutôt positif cet été non? On va faire en sorte que la fin d'année soit au top du top, mais je n'en doute pas, je sais que la vie peut me réserver de bien jolies surprises...

15/08/2015

Sans toi.

Il y a des jours où tout va bien, où j'apprécie cette nouvelle vie. Et des jours où tu me manques. Hier, c'était en faisant du shopping et en me dirigeant tout de suite vers le rayon petite fille. Me dire que tu aurais adoré cette robe avec des chats. Puis, reposer cette robe en me disant que de toute façon, plus jamais je ne t'achèterai des robes. Il y a aussi ces moments où je lis les articles de Mélanie, et de sa Miss qui a ton âge... Avec qui, je te comparais souvent. Il y a cette petite fille avec ses cheveux longs qui me sourit dans la rue. Puis il y a cette absence, qui se fait ressentir tous les jours, quand je passe devant ta chambre. Je l'appelle encore la chambre de Lili. Parfois je dis la chambre du fond, mais crois moi, ça sonne faux. J'ai eu le courage d'enlever ton poster de la Reine des neiges, je l'ai donné à papa vendredi dernier. Une étape de plus. Et ce soir, j'ai eu le malheur de vouloir trier des photos. De regarder juste comme ça, quelques unes de nos dernières vidéos ensemble. Cette vidéo où tu finis par un Je t'aime. Un Je t'aime comme j'en ai entendu des centaines de fois pendant quatre ans. Que tu m'as dit très vite, et que tu pensais vraiment. Toi. Ma Lili. Le plus sincère et le plus beau des Je t'aime. Je n'étais pas ta maman, je n'étais pas de ta famille. Mais je t'ai élevé pendant quatre ans. Je t'ai vu grandir. J'étais là pour ta première rentrée scolaire, ton premier amoureux, tes disputes à l'école avec tes copines... Pour tes 4 ans, pour tes 5 ans, pour tes 6 ans, pour tes 7 ans. Je ne serai pas là pour les autres. Je ne serai pas là pour te faire un gâteau de princesse comme tu aimais tant. Je l'ai voulu après tout, pourquoi est ce que je me plains?
Mais tu me manques horriblement. Même si j'essaie de ne pas le montrer, ceux qui me connaissent bien l'ont  senti. On me l'a dit. Je n'ai pas encore fait mon deuil. Mais comment faire le deuil d'un enfant qui n'est pas mort? Un enfant qui est toujours en vie, mais qui ne fait plus partie de ma vie. Je ne sais pas si j'étais trop investie, mais peut on reprocher à une belle mère d'élever un enfant comme si c'était le sien, et l'aimer tout autant? Je m'en veux de t'avoir fait du mal en partant. Quand je te l'ai dit, c'est dans mes bras que tu as pleuré, si fort, on a pleuré toutes les deux. Pendant plusieurs semaines, j'ai évité de parler de toi. Je disais même que tu ne me manquais pas. J'éloignais la douleur le plus loin possible de moi. Autant mon histoire avec ton papa est finie, je n'ai aucun mal à parler de lui en tant qu'ex, mais toi, je ne me reprends à chaque fois. Ma belle fille. Non. Mon ex belle fille. Papa me dit que tu vas bien. C'est le plus important. Je ne sais même pas si je te reverrais un jour. Je ne sais pas si je dois te revoir, pour te parler, t'expliquer, te dire que je suis désolée que ce n'ai pas marché. Plus tard en tant que femme, tu me comprendras. Je l'espère, que tu deviendras une jeune femme qui comme moi, pensera à son bonheur, parce que c'est important de ne pas s'oublier. Un jour peut être, tu liras ces mots. En attendant, je n'ai nul part où les poser, alors c'est ici que je les dépose. Juste parce que poser mes maux fait du bien. Et que demain le chagrin sera oublié.

14/08/2015

Deux ans.

J'en suis à ma cinquième semaine de vacances cet été, et c'est un fait: je m'ennuie de mon travail...Le 2 Septembre cela fera officiellement deux ans que je garde les jumelles, et nous repartons pour la troisième année (et certainement la dernière) avant l'entrée à l'école. J'essaie de ne pas y penser, car je sais que ce moment va être assez difficile. Je ne réalise vraiment pas que deux ans se sont écoulés! Etre nounou de jumelles ce n'est pas toujours facile, mais c'est quand même beaucoup de bonheur pour peu de galères.

La première rencontre. L qui était dans les bras de sa maman, s'éveillant de sa sieste. Et J, dans son lit, si paisible, qui dormait encore. Vous aviez un mois.
La première balade en poussette double et ma concentration pour ne pas trop vous secouer.
La première fois seule avec vous pendant deux heures. Mon stress à votre premier biberon dans mes bras. 
Les coliques de L et les longs câlins dans mes bras. Et quand tu t'endormais sur mon bras, mon coeur de nounou fondait littéralement.
Votre premier bain. Tout vérifier trois fois pour chacune, tout avoir à disposition, vos petits pleurs car vous détestiez ça. Mais les sourires une fois toutes sèches étaient si beaux.
Les petites fleurs et papillons que j'ai dessiné pour vous, et que j'avais accroché au dessus de la baignoire, pour rendre le bain moins angoissant.
Vos premiers sourires.
Les après-midis à vous bercer dans vos transats, en écoutant les berceuses, Chopin, Emilie Simon et Ella Fitzgerald.
Les biberons qui s'accumulaient dans l'évier de la cuisine.
Les premières lectures toutes les trois, et vos sourires à l'écoute de Bulle et Bob.
Votre premier Noël.
Vos chaises hautes que j'ai monté (avec amour et patience) pendant vos siestes.
La première compote de pomme.
Les petits plats préparés avec amour. Vous aviez six mois.
Le choix du doudou, le vrai.
Votre premier bain dans la grande baignoire. Votre premier bain toutes les deux avec moi, et les éclats de rire.
Les premiers pas de L. Tu avais onze mois.
Votre première bougie. Votre premier gâteau au chocolat et le début de votre grande histoire d'amour avec celui ci.
La photo de tes premiers pas, J, que maman m'a envoyé pendant les vacances. Tu avais un an.
Votre premier "Nounou".
Les chansons d'Anne Sylvestre, les berceuses jazz, les contes d'Hoffmann, les comptines avec vos petits doigts. Les p'tittous, les p'tittous, on les suit partout partout...
La découverte des confettis et du défilé du Carnaval!
Les premières couettes. Vous aviez dix huit mois.
Il y a eu votre premier moment de petites soeurs devenues grandes, quand je vous ai emmené dans la classe de votre grand frère à l'école, vous étiez si fières de venir le chercher, et lui était si heureux de vous montrer à sa maîtresse et ses copains. Vous êtes devenus les stars de la classe de Moyenne Section ce jour là. Vous n'étiez plus des bébés, c'était fini! Vous étiez de vraies petites filles.
Voici venu le temps des poupons, des dessins, des gommettes, de la pâte à modeler, et des petits poneys...
A 20 mois, vous avez fait votre premier trajet assise sur les sièges du tram. Quelle fierté les filles!
Le mardi matin, ce moment savoureux, où l'une est avec maman, l'autre avec nounou, pour profiter en étant seule, quel plaisir d'apprendre à mieux se connaître de cette façon (et surtout d'avoir les bras de maman ou de nounou pour soi!).
Puis le temps passe encore plus vite... Nous avons nos habitudes toutes les trois, se coiffer le matin, aller chercher ses chaussures et essayer de les enfiler seule, les longues promenades, toucher l'eau de la fontaine que vous aimez tant, les histoires avant le repas, le câlin et la chanson avant la sieste, les bisous esquimaux, les fous rires avec doudou, le bain du soir et son rituel câlin, les au revoir quand je rentre chez moi le soir...

Et voilà que vous avez deux ans.
Deux ans que je vous cotoie, que je vous vois grandir, rire, vous épanouir.
Alors bien sûr, tout n'est pas que joie et amour, mais c'est quand même génial, d'être une nounou de jumelles. J'espère profiter au maximum de cette dernière année, et ensuite, je laisserai l'école prendre le relai. Mais je ne vous oublierai pas.

05/08/2015

New life, new girl, stronger.

Cela fait quelques semaines que je dois reprendre en main ce blog, que les copines me poussent à écrire, à venir partager ici mes mots, mais l'envie n'y est pas.

Avant je tenais un blog, régulièrement je vous parlais de ma belle fille, de son éducation (j'ai d'ailleurs effacé tous les articles la concernant, sauf la recette du gâteau de ses 7 ans). Maintenant, elle n'est plus là. Je dois avouer que c'est difficile de faire le deuil de cette relation, de cette relation que j'avais avec elle. Je pense souvent à elle, à ce qu'elle devient, des fois j'ai envie de demander des nouvelles, puis je m'abstiens, je n'ai plus à faire partie de sa vie, c'est ma décision et c'est comme ça. Je ne dois pas vivre dans le passé, et penser au présent et à l'avenir qui m'attend, avenir dont elle ne fera pas partie. C'est comme ça, c'est mon choix, mais elle a été une vraie histoire d'amour, et on ne pourra jamais me demander de l'effacer de ma vie. D'ailleurs je n'ai toujours pas eu la force d'enlever les dernières étoiles phosphorescentes et le poster de La Reine des neige de sa chambre. Mais ça, c'est notre petit secret, chut..

Cela fait plus de trois mois que j'ai donné un coup de pied à ma vie, pour pouvoir être heureuse. J'ai causé du chagrin, de l'incompréhension. On m'a maintes fois répété que je cachais mon jeu, que j'avais l'air si heureuse et si amoureuse. Pourtant cela fait trois mois que je reprends vie. Je me suis oubliée, mon bonheur n'était pas important, je ne vivais pas, je survivais, je me raccrochais à ce que je pouvais pour rester à la surface, je me raccrochais à elle, à notre famille recomposée. Mais une famille c'est d'abord un couple, et quand le couple ne va pas, la famille ne peut se maintenir. Cela m'a fait mal de laisser tomber tout ce qu'on avait construit, mais il le fallait. J'étais triste. J'étais fragile. Je pense que je le suis toujours, mais je suis différente. Je suis nouvelle. Les cassures nous forgent et nous aident à avancer. 

Alors à l'heure actuelle, je pense à moi. Non pas en devenant une égoïste, ce n'est pas dans ma nature, mais j'ai compris qu'il fallait que je pense à mon bonheur. C'est vrai, pourquoi est ce que je n'aurai pas le droit d'être heureuse? J'ai le soutien sans failles de mes amis, qui n'ont cessé d'être là pour moi depuis des semaines, à me redonner confiance en moi, à croire en moi, en l'amour, encore. Alors je vais me battre pour avoir la vie que je mérite. Je mérite d'être épanouie, heureuse, amoureuse, et même d'être chéri par quelqu'un de bien, qui pourra me donner autant que j'ai à donner. Le bonheur me tend les bras alors autant m'y blottir dedans et profiter non?

New life, new girl, stronger.

Et promis, j'essaie de revenir activement par ici pour parler kids, déco, jolies choses et amour.