05/08/2015

New life, new girl, stronger.

Cela fait quelques semaines que je dois reprendre en main ce blog, que les copines me poussent à écrire, à venir partager ici mes mots, mais l'envie n'y est pas.

Avant je tenais un blog, régulièrement je vous parlais de ma belle fille, de son éducation (j'ai d'ailleurs effacé tous les articles la concernant, sauf la recette du gâteau de ses 7 ans). Maintenant, elle n'est plus là. Je dois avouer que c'est difficile de faire le deuil de cette relation, de cette relation que j'avais avec elle. Je pense souvent à elle, à ce qu'elle devient, des fois j'ai envie de demander des nouvelles, puis je m'abstiens, je n'ai plus à faire partie de sa vie, c'est ma décision et c'est comme ça. Je ne dois pas vivre dans le passé, et penser au présent et à l'avenir qui m'attend, avenir dont elle ne fera pas partie. C'est comme ça, c'est mon choix, mais elle a été une vraie histoire d'amour, et on ne pourra jamais me demander de l'effacer de ma vie. D'ailleurs je n'ai toujours pas eu la force d'enlever les dernières étoiles phosphorescentes et le poster de La Reine des neige de sa chambre. Mais ça, c'est notre petit secret, chut..

Cela fait plus de trois mois que j'ai donné un coup de pied à ma vie, pour pouvoir être heureuse. J'ai causé du chagrin, de l'incompréhension. On m'a maintes fois répété que je cachais mon jeu, que j'avais l'air si heureuse et si amoureuse. Pourtant cela fait trois mois que je reprends vie. Je me suis oubliée, mon bonheur n'était pas important, je ne vivais pas, je survivais, je me raccrochais à ce que je pouvais pour rester à la surface, je me raccrochais à elle, à notre famille recomposée. Mais une famille c'est d'abord un couple, et quand le couple ne va pas, la famille ne peut se maintenir. Cela m'a fait mal de laisser tomber tout ce qu'on avait construit, mais il le fallait. J'étais triste. J'étais fragile. Je pense que je le suis toujours, mais je suis différente. Je suis nouvelle. Les cassures nous forgent et nous aident à avancer. 

Alors à l'heure actuelle, je pense à moi. Non pas en devenant une égoïste, ce n'est pas dans ma nature, mais j'ai compris qu'il fallait que je pense à mon bonheur. C'est vrai, pourquoi est ce que je n'aurai pas le droit d'être heureuse? J'ai le soutien sans failles de mes amis, qui n'ont cessé d'être là pour moi depuis des semaines, à me redonner confiance en moi, à croire en moi, en l'amour, encore. Alors je vais me battre pour avoir la vie que je mérite. Je mérite d'être épanouie, heureuse, amoureuse, et même d'être chéri par quelqu'un de bien, qui pourra me donner autant que j'ai à donner. Le bonheur me tend les bras alors autant m'y blottir dedans et profiter non?

New life, new girl, stronger.

Et promis, j'essaie de revenir activement par ici pour parler kids, déco, jolies choses et amour.

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