15/08/2015

Sans toi.

Il y a des jours où tout va bien, où j'apprécie cette nouvelle vie. Et des jours où tu me manques. Hier, c'était en faisant du shopping et en me dirigeant tout de suite vers le rayon petite fille. Me dire que tu aurais adoré cette robe avec des chats. Puis, reposer cette robe en me disant que de toute façon, plus jamais je ne t'achèterai des robes. Il y a aussi ces moments où je lis les articles de Mélanie, et de sa Miss qui a ton âge... Avec qui, je te comparais souvent. Il y a cette petite fille avec ses cheveux longs qui me sourit dans la rue. Puis il y a cette absence, qui se fait ressentir tous les jours, quand je passe devant ta chambre. Je l'appelle encore la chambre de Lili. Parfois je dis la chambre du fond, mais crois moi, ça sonne faux. J'ai eu le courage d'enlever ton poster de la Reine des neiges, je l'ai donné à papa vendredi dernier. Une étape de plus. Et ce soir, j'ai eu le malheur de vouloir trier des photos. De regarder juste comme ça, quelques unes de nos dernières vidéos ensemble. Cette vidéo où tu finis par un Je t'aime. Un Je t'aime comme j'en ai entendu des centaines de fois pendant quatre ans. Que tu m'as dit très vite, et que tu pensais vraiment. Toi. Ma Lili. Le plus sincère et le plus beau des Je t'aime. Je n'étais pas ta maman, je n'étais pas de ta famille. Mais je t'ai élevé pendant quatre ans. Je t'ai vu grandir. J'étais là pour ta première rentrée scolaire, ton premier amoureux, tes disputes à l'école avec tes copines... Pour tes 4 ans, pour tes 5 ans, pour tes 6 ans, pour tes 7 ans. Je ne serai pas là pour les autres. Je ne serai pas là pour te faire un gâteau de princesse comme tu aimais tant. Je l'ai voulu après tout, pourquoi est ce que je me plains?
Mais tu me manques horriblement. Même si j'essaie de ne pas le montrer, ceux qui me connaissent bien l'ont  senti. On me l'a dit. Je n'ai pas encore fait mon deuil. Mais comment faire le deuil d'un enfant qui n'est pas mort? Un enfant qui est toujours en vie, mais qui ne fait plus partie de ma vie. Je ne sais pas si j'étais trop investie, mais peut on reprocher à une belle mère d'élever un enfant comme si c'était le sien, et l'aimer tout autant? Je m'en veux de t'avoir fait du mal en partant. Quand je te l'ai dit, c'est dans mes bras que tu as pleuré, si fort, on a pleuré toutes les deux. Pendant plusieurs semaines, j'ai évité de parler de toi. Je disais même que tu ne me manquais pas. J'éloignais la douleur le plus loin possible de moi. Autant mon histoire avec ton papa est finie, je n'ai aucun mal à parler de lui en tant qu'ex, mais toi, je ne me reprends à chaque fois. Ma belle fille. Non. Mon ex belle fille. Papa me dit que tu vas bien. C'est le plus important. Je ne sais même pas si je te reverrais un jour. Je ne sais pas si je dois te revoir, pour te parler, t'expliquer, te dire que je suis désolée que ce n'ai pas marché. Plus tard en tant que femme, tu me comprendras. Je l'espère, que tu deviendras une jeune femme qui comme moi, pensera à son bonheur, parce que c'est important de ne pas s'oublier. Un jour peut être, tu liras ces mots. En attendant, je n'ai nul part où les poser, alors c'est ici que je les dépose. Juste parce que poser mes maux fait du bien. Et que demain le chagrin sera oublié.

05/08/2015

New life, new girl, stronger.

Cela fait quelques semaines que je dois reprendre en main ce blog, que les copines me poussent à écrire, à venir partager ici mes mots, mais l'envie n'y est pas.

Avant je tenais un blog, régulièrement je vous parlais de ma belle fille, de son éducation (j'ai d'ailleurs effacé tous les articles la concernant, sauf la recette du gâteau de ses 7 ans). Maintenant, elle n'est plus là. Je dois avouer que c'est difficile de faire le deuil de cette relation, de cette relation que j'avais avec elle. Je pense souvent à elle, à ce qu'elle devient, des fois j'ai envie de demander des nouvelles, puis je m'abstiens, je n'ai plus à faire partie de sa vie, c'est ma décision et c'est comme ça. Je ne dois pas vivre dans le passé, et penser au présent et à l'avenir qui m'attend, avenir dont elle ne fera pas partie. C'est comme ça, c'est mon choix, mais elle a été une vraie histoire d'amour, et on ne pourra jamais me demander de l'effacer de ma vie. D'ailleurs je n'ai toujours pas eu la force d'enlever les dernières étoiles phosphorescentes et le poster de La Reine des neige de sa chambre. Mais ça, c'est notre petit secret, chut..

Cela fait plus de trois mois que j'ai donné un coup de pied à ma vie, pour pouvoir être heureuse. J'ai causé du chagrin, de l'incompréhension. On m'a maintes fois répété que je cachais mon jeu, que j'avais l'air si heureuse et si amoureuse. Pourtant cela fait trois mois que je reprends vie. Je me suis oubliée, mon bonheur n'était pas important, je ne vivais pas, je survivais, je me raccrochais à ce que je pouvais pour rester à la surface, je me raccrochais à elle, à notre famille recomposée. Mais une famille c'est d'abord un couple, et quand le couple ne va pas, la famille ne peut se maintenir. Cela m'a fait mal de laisser tomber tout ce qu'on avait construit, mais il le fallait. J'étais triste. J'étais fragile. Je pense que je le suis toujours, mais je suis différente. Je suis nouvelle. Les cassures nous forgent et nous aident à avancer. 

Alors à l'heure actuelle, je pense à moi. Non pas en devenant une égoïste, ce n'est pas dans ma nature, mais j'ai compris qu'il fallait que je pense à mon bonheur. C'est vrai, pourquoi est ce que je n'aurai pas le droit d'être heureuse? J'ai le soutien sans failles de mes amis, qui n'ont cessé d'être là pour moi depuis des semaines, à me redonner confiance en moi, à croire en moi, en l'amour, encore. Alors je vais me battre pour avoir la vie que je mérite. Je mérite d'être épanouie, heureuse, amoureuse, et même d'être chéri par quelqu'un de bien, qui pourra me donner autant que j'ai à donner. Le bonheur me tend les bras alors autant m'y blottir dedans et profiter non?

New life, new girl, stronger.

Et promis, j'essaie de revenir activement par ici pour parler kids, déco, jolies choses et amour.