17/03/2019

Hyperphagique hyperfragile, bilan des deux premières semaines.

Il y a quelques semaines, je faisais un aveu sur mes TCA. Je lançais le mot "hyperphagie" sur les réseaux, où je suis suivie par mes proches. Ce "maux" tabou, ce poids tabou... J'arrive à un peu mieux en parler, mais je pense qu'il y a encore un long chemin à parcourir. Le dire aide à avancer, et demander de l'aide est une grande étape, j'ai enfin décidé de consulter un médecin nutritionniste, spécialiste des troubles du comportement alimentaire. En attendant mon rendez-vous du 30 Mars, j'ai décidé de commencer ce long travail sur moi-même et de comprendre mes crises et de les vaincre. J'appelle mon hyperphagie, ma coloc. Celle qui débarque quand je suis faible, fatiguée, nerveuse, et qui me dit que manger serait une solution à tous mes problèmes... Je la combats depuis deux semaines maintenant, et pour le moment, c'est moi qui gagne. 

Psychologiquement...
Je me sens forte, déterminée, mais je sais aussi sentir quand la crise n'est pas loin. J'ai eu plusieurs envies et j'ai su penser à autre chose. Je n'ai pas encore de truc, mais j'ai réussi à faire repartir la pulsion et me dire: Oh tiens elle est partie, j'y suis arrivée. Cela donne beaucoup de forces pour affronter les suivantes. J'ai confiance en moi, et j'espère bien avoir eu le déclic. Il reste quinze jours avant mon rendez-vous chez la nutritionniste, j'espère avoir encore avancer d'ici là.

Physiquement...
J'ai perdu un peu plus de 4 kilos. Mes pantalons me serrent moins, et j'ai un sommeil de plomb. Je dors terriblement bien. Alors est ce que c'est lié, je n'en sais rien... Mais lorsque l'on dort bien, il paraît que l'on mange bien et que l'on a moins de fringales...

Nutritionnellement...
Je fais très attention à mon alimentation, mais je ne m'impose pas de privations. Je mange toujours du chocolat quand j'en ai envie, je me suis achetée des biscuits quinoa chocolat que je mange au petit déj si je n'ai pas le temps de préparer autre chose, et je sucre toujours mon café. Un ami en week-end chez nous la semaine dernière m'a dit: Si tu fais attention à la maison, alors fais toi plaisir à l'extérieur... Et je trouve cette réflexion très intelligente, car effectivement n'avoir que des produits plutôt sains à la maison, amènent à consommer mieux et en cas de crises, cela ne sera pas trop catastrophique niveau apport calorique et santé.
D'ailleurs les pauses plaisirs sont indispensables, on ne peut pas se contenter de restrictions!
Je mange beaucoup de légumes, j'essaie toujours de consommer de saison, mais parfois je m'autorise des exceptions, comme des courgettes ou des tomates (qui étaient d'ailleurs dégueulasses...). J'ai aussi fait une grosse commande Picard pour varier un peu. Picard propose des sachets de légumes vapeur, et des plats équilibrés si jamais j'ai peu de temps pour cuisiner. J'ai également réduit ma consommation de féculents, sans les supprimer, mais ils sont complets ou semi complets à présent. Je mange un peu plus de protéines animales, que j'avais un peu mises à l'écart ces derniers temps. Mais j'attends de voir avec la nutritionniste exactement ce que je dois mettre en place sur ce plan là, elle seule saura me dire mes besoins exacts. D'ailleurs je pense que c'est propre à chaque personne. Je partage ici mon expérience pour m'aider mais je vous encourage à réfléchir à votre consommation et à agir en fonction de vous, pas en fonction de ce que je peux partager.

Je n'ai pas renoncé non plus à ma soirée pizza Netflix du vendredi soir, je l'ai juste modifié. Je vous invite d'ailleurs à aller voir sur mon compte Instagram, je publie régulièrement les recettes dans mon feed ou en story.



Voilà pour ces deux dernières semaines... J'espère revenir aussi positive dans deux semaines, surtout après mon rendez-vous avec la nutri, j'ai tellement hâte. 

03/03/2019

Activité Observation et Manipulation: des images de bébés!

J'avais à la maison, tout un tas de vieux magazines Parents, Magic Maman etc dont je n'avais pas l'utilité. Avant de les mettre au tri, j'ai découpé certaines photos représentant des scènes de la vie quotidienne des jeunes enfants, afin de faire des cartes à observer, manipuler, nommer.



Après un travail de découpage et de tri (Petit bilan: Les mamans sont très présentes, mettez nous plus de papas!), j'ai collé les photos choisies sur une feuille de papier A4, puis j'ai plastifié le tout. 



Une pochette de récup en toile, mes petites cartes dedans et hop, une activité qu'on peut laisser à disposition des enfants. La fermeture éclair de la pochette leur permet d'exercer leur motricité fine. Vous pouvez regarder les cartes ensemble pour décrire ce que font les bébés: il mange, il pleure, il joue, il dort...

22/02/2019

Les premières semaines de diversification chez Nounou...

La diversification... ce moment attendu par beaucoup de parents et aussi beaucoup de bébés qui observent depuis leur naissance, les autres autour de lui tendre des choses qui ont l'air très agréables à leurs bouches... Hum vivement mon tour! Mais alors comment se passe la diversification chez une assistante maternelle? Je vous raconte aujourd'hui mon expérience professionnelle, bien sûr chacun est libre d'exercer comme il le souhaite. Pour ma part, mes années d'expériences en crèche m'ont beaucoup aidé afin de définir ma façon de travailler.

Alors à savoir, que les débuts de la diversification doivent être faits avec les parents, c'est un moment important, de complicité, de confiance, qui doit être privilégié ! Partir à la découverte de la cuillère et des premières textures pendant un week-end ou bien les vacances! A savoir que l'on peut tout à fait donner quelques cuillères de légumes le soir pour introduire les aliments si le parent ne peut pas être présent sur le temps de midi... L'introduction des aliments par les parents est aussi importante pour les allergies. 

Ici en tant qu'assistante maternelle:

♥ Je conseille les parents dans leurs premiers pas diversification. Je n'hésite pas à filer des recettes, des astuces, la marque des meilleures cuillères ou robots pour faire de bons petits pots. 

♥ Je ne fais pas les petits pots les premières semaines. Je demande à ce que les parents me fournissent le repas, de préférence avec la cuillère pour garder les habitudes de la maison. Le tout arrive chez moi dans un sac hermétique, bien évidemment...

♥ Je demande à ce que chaque aliment ait été goûté au préalable avec les parents, pour les allergies.

♥ Je fais confiance à l'enfant et aux parents.

Poireaux
Potiron
Pomme
Une fois que les premières semaines sont passées, je propose aux parents soit de continuer de cette façon avec eux qui me fournissent le repas, soit de faire les petits pots pour leur bébé. D'une façon générale, après 18 mois, il est plus appréciable que les enfants aient tous la même chose dans leur assiette chez Nounou, cela évite des frustrations et des incompréhensions pour nos petits loulous!

Pourquoi il ne faut pas avoir honte de porter des boules quiès avec son bébé?

Il semblerait que ma story d'hier matin sur Instagram ait déclenché des réactions. Deux types de réactions pour être plus précise. Je vous explique. Je disais porter des boules quies lorsque les bébés pleuraient trop, car j'ai une perte d'audition dû en partie à 12 ans de travail auprès de jeunes enfants (je ne l'invente pas, j'ai vu un ORL). Hier matin, Cracotte a beaucoup déchargé, j'ai mis 40 minutes à l'endormir après avoir chercher les raisons de ses pleurs et pour rester auprès d'elle, j'ai mis les boules quies car cela devenait trop douleur pour moi, et mon stress ne faisait que monter au fur et à mesure des cris.

Réaction 1: Mais tu n'entends pas les enfants, c'est exagéré de la part d'une ass mat!

Réaction 2: Oh merci, je croyais être la seule à avoir une perte d'audition à cause des enfants et j'ai honte d'en parler.

Porter des boules quies à certains moments critiques de la journée, ce n'est absolument pas ne pas être présente pour les enfants. Bien au contraire! Il y a une nette différence entre mettre des boules quies pour les ignorer (et les laisser pleurer dans leur lit!) et mettre des boules quies pour se protéger. Au contraire, protéger mes oreilles, me permet d'établir un meilleur contact visuel avec l'enfant, et de le calmer beaucoup plus facilement! Parent ou professionnel, nous sommes tous des humains, et les cris des bébés sont très stressants. Se mettre dans sa bulle quelques minutes pour reprendre des forces afin d'apaiser un nourrisson est tout à fait sain et nécessaire. 

Hier matin, après 40 minutes de pleurs, j'ai pris mes boules quies, car je sentais le stress monter en moi, et j'ai ainsi pu calmer Cracotte en 5 minutes, en favorisant le visuel et le toucher... 

Alors non, je ne pense pas que les boules quies doivent être critiqués, au contraire, c'est une vraie nécessité professionnelle dans le milieu de la Petite Enfance (et je pense aussi aux professeurs des écoles soumis au bruit!) et d'ailleurs beaucoup de crèches investissent afin de protéger leur personnel des décibels des nourrissons. 

Tout cela est pourtant très tabou, la preuve par les nombreuses réactions d'assistantes maternelles qui m'ont écrit pour me remercier d'en parler, car elles ont honte, et bon nombre ont déjà une perte d'audition... Il s'agit d'une maladie professionnelle irréversible (ce qui est perdu l'est définitivement), et s'en protéger c'est faire preuve de professionnalisme. Alors parents, pros, si vous passez par ici, n'ayez plus honte, utilisez des boules quies pour protéger votre audition et déculpabilisez car il n'y a rien de scandaleux dans cette pratique.

03/02/2019

L'utérus de ma nounou ne regarde qu'elle.

Vendredi soir, entretien avec une famille. J'avais déjà eu la maman au téléphone et tout c'était déjà bien passé. Un super feeling pour l'accueil d'une petite fille de 13 mois. Je décide d'accueillir les parents un vendredi soir, après une semaine de 55 heures de travail. J'ai besoin d'un autre contrat depuis que j'ai démissionné, n'avoir que deux enfants en garde, c'est faire beaucoup d'heures pour ne toucher à peine un smic (et encore j'ai cette chance de pouvoir presque avoir un smic...), j'espère donc vraiment que cet entretien sera positif!
Je reçois le couple avec leur petite fille. Je propose de faire l'entretien dans la salle de jeux, car cette fois ci ce n'est pas un tout petit bébé de quelques semaines mais une petite fille qui se déplace, ce sera plus plaisant pour elle de jouer pendant que nous faisons connaissance.

Tout se passe bien. Nous échangeons sur le rythme des journées ici, sur les autres enfants en accueil, et évidemment sur la petite, ses besoins et les attentes des parents. La petite me fait de grands sourires, qu'elle a l'air chouette!

Alors que le feeling passe vraiment bien avec la maman, le papa est présent, sourit, valide ce que dit sa femme, puis au moment où je ne m'y attendais pas:

- Et sinon vous comptez tomber enceinte?

Oulalala cette question, on me l'a déjà posé plus jeune, par des directrices de crèche, auxquelles je répondais toujours par la négation, en disant que mon but était de travailler... Breaking News: à 25 ans, je n'avais toujours pas décroché le moindre CDI car j'étais en couple et en âge d'avoir des enfants... J'étais toujours recalée de partout, juste bonne à remplacer mes autres collègues enceintes ou en congé parental... Juste à ce que je dise stop et décide de voler de mes propres ailes et de ne travailler uniquement pour moi.

Cette question intrusive m'est tombée dessus et je ne l'attendais pas du tout!  Mais les choses ont changé depuis mes 25 ans. J'ai 31 ans, et je sais que cette question est totalement illégale et comme je suis à présent assez calée en droit du travail et féminisme, je sais exactement quoi répondre:

- Vous savez monsieur, nous sommes en entretien professionnel et votre question est illégale.

- Oui mais vous comprenez que si vous tombez enceinte, il faudra vous remplacer. Alors comptez vous être enceinte?

- C'est illégal de me poser la question. Oui, il faut me remplacer, mais comme tout autre salariée, tout comme pendant un arrêt de travail ou un accident de travail... comme vous!

La maman écourte la discussion et passe à autre chose en acquiesçant ma réponse. Clairement, elle ne porte vraiment pas d'intérêt à ce sujet et demande presque à son mari d'arrêter. Son mari ne me regarde plus et ne dira plus un seul mot de l'entretien. J'ai été sèche dans ma réponse mais... de quel droit se permet-il de me poser cette question? Est ce qu'il aurait apprécié que l'employeur de sa femme lui la pose? Ou bien lui lors d'un entretien d'embauche? Car oui, un homme, un père aussi peut se mettre en congé parental! 

L'entretien se finit de manière positive avec la maman qui souhaite me revoir pour un engagement réciproque, je lui demande de réfléchir et n'hésites pas à lancer: "Je pense que papa est refroidi par ma réponse sur la grossesse!". 

Je ferme la porte. Mon conjoint qui a entendu la scène est hors de lui... Comment on peut me poser cette question et me manquer de respect? Car oui il s'agit de manque de respect, mon corps, mes choix... apparemment pas lorsque l'on garde des enfants... Belle ironie du sort... Nous sommes employées pour garder les bébés des parents mais non, nous ne devrions pas leur faire ça, faire un enfant mais quelle trahison!

Mais vous savez quoi? Est ce que nous, les assistantes maternelles, en entretien, nous demandons aux parents s'ils comptent faire un second enfant et prendre un congé parental pour les garder, et donc nous licencier? Est ce que si j'avais été un homme, ce papa m'aurait il poser cette question?

Voici la réalité vécue par beaucoup de femmes, et beaucoup d'assistantes maternelles. Combien sont licencier pour un arrêt maladie? Pour une grossesse? Combien mettent en danger leur propre vie pour continuer à travailler le plus longtemps possible pour arranger les parents? Combien repoussent leurs rendez vous chez le médecin car elles font des semaines interminables de travail? Combien sont remplacés comme des moins que rien au retour d'un congé maternité? Beaucoup. 

 Et personne n'entend pourtant notre voix... Quand on parle des assistantes maternelles dans les médias, c'est souvent pour évoquer un cas de maltraitance sur un enfant. Mais la maltraitance que nous subissons nous? Qui l'entend? Qui s'en préoccupe?  

Aujourd'hui alors, je pose les mots sur ce que subissent réellement votre nounou, la perle dévouée, toujours à sourire pour vous accueillir vous et votre enfant, malgré son isolement, ses soucis financiers, sa fatigue, sa précarité...  Voilà aussi la réalité de notre métier, qui n'est pas uniquement composé de comptines et de rires d'enfants.

18/01/2019

Une journée chez une ass mat.

7h - La journée commence tôt, mon premier petit accueilli va arriver, Poussin, deux ans. Il est généralement beaucoup plus en forme que Nounou (et que Maman qui part travailler!), prêt à savourer sa journée! Avant son arrivée, j'ai ouvert les volets de la salle de jeux, sorti une caisse de jouets et un jeu sur table dans le salon (parce que même si j'ai une salle de jeux, les enfants sont tout à fait libres de jouer dans le salon et c'est d'ailleurs généralement ce qu'ils font). Je finis mon café pendant que Poussin s'approprie les lieux (ndrl: vide les caisses de jeux), je prépare le programme de la journée en me faisant une liste, et c'est parti!

7h50 - Arrivée de Cracotte, qui a bientôt 5 mois. Nous faisons un temps d'éveil. Cracotte fait un peu de gym matinale sur son tapis Wesco, pendant que nous jouons tous ensemble. Cela me permet d'être assise auprès d'eux, de renforcer les liens des enfants entre eux et avec moi par le jeu, de les observer, c'est un moment que j'apprécie beaucoup. Généralement nous chantons des comptines, ou nous jouons avec les marionnettes. Cracotte s'y intéresse d'ailleurs de plus en plus et nous fait entendre sa voix en ce moment.

8h30 - Cracotte fatigue, c'est généralement l'heure de la sieste, avec un biberon juste avant en fonction de la nuit avec papa et maman. Poussin fait un temps calme pendant que je la change et que je la couche. Parfois c'est un peu long, je la berce, et je vois parfois une petite tête blonde passée sa tête dans l'entrebâillement de la porte

8h45 / 9h - Activité avec Poussin. Soit je lui propose un atelier créatif (peinture, gommettes, pâte à modeler, sable de lune, découpage), soit un atelier vie pratique façon Montessori (éplucher un fruit, verser de l'eau, utiliser des pinces...). 

9h45 - Réveil de Cracotte qui dort peu en ce moment dans son lit, nous nous habillons chaudement pour faire une promenade.

10h - Il faut bien tout ce temps pour habiller tout le monde en hiver, nous sommes en route pour le parc. Cracotte dans la poussette et Poussin marche à côté. Nous faisons toujours le même parcours: nous passons à côté de la mare pour regarder l'eau couler et tenter d'apercevoir des grenouilles, puis nous passons dans le petit bois, avant de traverser le pont pour admirer mésanges et canards. Puis enfin nous arrivons au toboggan! J'ai toujours dans ma poussette de quoi essuyer le toboggan, surtout en hiver. Et hop les jeux sont maintenant praticables! Nous restons environ un peu plus d'une heure dehors, entre la promenade et le toboggan. 

11h15 - Retour à la maison, c'est jeux libres pendant que je réchauffe les repas.

12h - Poussin passe à table. Il mange sur une petite table, avec une assiette à compartiment où je lui présente entrée, plat, dessert, fruit, et il commence par ce qu'il préfère (généralement la compote, mais il finit toujours très bien ses assiettes!). 

12h30 - Poussin va se laver les mains au petit lavabo installé dans la salle de bain, en toute autonomie. Cracotte prend son biberon.

12h45 - On se prépare pour la sieste, on change les couches et on se met en body. On lit une histoire, puis hop au lit.

Pendant la sieste, je range, je nettoie, je prépare les activités, j'écris les relèves sur le cahier de liaison, je mange et je tente même un café si j'ai de la chance.

16h30 - Les enfants sont réveillés, nous goûtons. 

17h - Il est l'heure de notre seconde promenade, sauf qu'en ce moment, il fait nuit tôt et froid (et le parc n'est pas éclairé!). Nous faisons donc une activité un peu rythmée (yoga, gym, danse, musique), ou bien des jeux de manipulation (encastrements, puzzles, motricité fine, perles).

18h  - Départ de Cracotte.

18h15 - Peinture ou cuisine avec Poussin. Il nous arrive de faire un gâteau pour le lendemain ou de préparer les compotes. C'est un moment particulier de la journée comme le matin. En passant douze heures à la maison, c'est le moment où il fait partie intégrante de la famille, avec mon conjoint qui est présent. Il nous aide parfois à ranger les courses, lancer les machines, arroser les plantes, et j'adore ces moments là!

19h - Départ de Poussin avec un gros bisou à sa nounou, rangement des jouets, et dans douze heures on recommence!

01/01/2019

Et en 2019 alors?

2018 a été une année riche pour nous! Une nouvelle ville, un nouvel appartement, deux nouveaux boulots, et enfin la vie à deux qu'on attendait impatiemment après plusieurs années à faire les trajets chaque week-end. Les huit premiers mois de 2018 ont été intenses. Beaucoup de travail, beaucoup de kilomètres parcourus, des sacrifices, de stress... mais en Août nous avons enfin pu souffler et profiter. Alors bien sûr, il y a eu les semaines de stress d'attente de mon nouvel agrément, savoir si j'allais trouver des enfants à accueillir... Puis tout s'est enchaîné vite, en quatre jours, mes trois contrats signés! On a fini cette année ensemble, pacsés, dans une ville qu'on adore, dans un appartement génial, et avec tous les deux, un travail qui nous passionne. Je pense que c'est pour cela que je suis très morose de passer en 2019, tant 2018 était notre année!

Mis à part les projets personnels, j'ai voulu changer plusieurs choses à mon quotidien en 2018. Passer aux cosmétiques bios et consommer de meilleurs produits.

On peut dire que c'est réussi niveau beauté, vu que dans ma routine maquillage quotidienne, je suis à 100% au bio, de la crème hydratante au mascara. Alors bien sûr, j'ai toujours du make up un peu cracra, notamment les palettes de fards, mais je suis assez fière d'avoir changer ma routine.  Niveau produits coups de coeur: l'eau micellaire et le mascara d'Avril Cosmétiques. J'utilise aussi beaucoup les huiles pour prendre soin de mon visage et de mon corps, notamment l'huile de ricin et l'huile d'argan.

Niveau gels douches et shampoings ce n'est pas contre toujours pas ça... On va espérer que cela changera en 2019. Je cède encore trop facilement au packaging et à la facilité concernant les gels douches alors que je devrais me faire un petit stock et n'utiliser que lui, et ainsi éviter la panne de gel douche et le hop je prends celui qui sent bon en rayon! Niveau déchets de salle de bain, je devrais passer à l'auriculi et aux lingettes lavables que ma meilleure amie va me confectionner.

Niveau alimentation, nous achetons des aliments de qualité. Niveau épicerie, on est passé au tout bio, 80% pour les fruits et les légumes, et nous avons diminué notre consommation de viande. J'ai eu quelques semaines de végétarisme, et j'aimerai renouveler l'expérience en 2019. Cette nouvelle façon de cuisiner me plaît! On va continuer sur la même voie...

Pour le chat, c'est l'inverse qui va se passer. Exit les croquettes aux céréales, je veux favoriser les protéines et donc la viande, pour une bonne santé de carnivore. Je vous reparlerai sûrement des changements dans un article, nous sommes pour l'instant dans la phase de transition...

En 2019, je ne passerai toujours pas mon permis au grand regret de tout mon entourage. Je vais devoir me justifier encore de nombreuses fois, mais je tiendrai bon... Alors oui c'est mon amoureux qui conduit, mais à comparaison, c'est moi qui cuisine tous les jours... Est ce que si je ne cuisine plus, il arrêterait de se nourrir? Non, il trouverait une autre solution, comme moi avec les transports en commun, le covoiturage, ou le vélo, achat prévu cette année. J'ai peur en voiture, et je refuse de dépenser de l'argent pour deux voitures, 31 ans sans permis et toujours vivante! Je ne suis pas une fervente écolo, mais c'est aussi très bien pour la planète...

La planète, on va aussi y penser encore un peu en 2019... Trier et réduire nos déchets, recycler, donner, et désencombrer...

Voilà pour ces objectifs de 2019, et pour la première fois depuis des années, ils ne contiennent pas le mot régime et kilos, car j'ai compris une chose: ce ne sont pas mes kilos qui m'empêchent de vivre, mais bien la grossophobie. Alors, chacun son corps, chacun ses choix, et soyons bienveillants les uns les autres... En tout cas, j'ose espérer que 2019 sera aussi chouette et douce que 2018 l'a été avec nous... car nous avons encore pleins de beaux projets.

02/11/2018

31.

28, 29, 30, 31.

Chaque année, ce petit rituel d'article écrit pour mon anniversaire, une année en plus, qui me permet de faire un bilan de mon année écoulée, mais aussi et surtout, de me parler à moi même. Et que cette année fut belle et agitée! L'année de mes trente ans fut riche. Riche en émotions, en relations, en changements...

Je pense avoir vécue une très belle année. Je suis entrain de chercher un truc vraiment nul qui serait arrivé, mais non, je ne trouve pas. Mon année des 30 ans fut chouette!

Professionnellement déjà, je me sens au top de moi même! Je fais enfin le métier que j'ai toujours voulu faire et je gagne très bien ma vie (et ce pour la première fois de ma vie, parce que les métiers de femmes sont souvent synonymes de précarité, et qu'il faut s'accrocher et redoubler d'efforts pour s'en sortir). Tout recommencer à zéro n'a pas été très facile, mais j'ai eu un soutien sans faille de mon amoureux, pour réussir à tisser de nouvelles relations professionnelles ici. Dans un mois, le trio orléanais sera au complet chez nounou, et nous repartons pour un beau chapitre. J'ai énormément appris de mon trio stéphanois qui m'a beaucoup apporté, ma Loupiote émotive ♥, ma coquine de Petite Souris ♥, mon doux Petit Chat ♥... De belles amitiés sont nées avec leurs parents. C'est beau et bon de faire toujours partie de leurs vies. Je me suis enrichie professionnellement en parlant beaucoup du métier, en m'investissant et en souhaitant faire évoluer cette image. J'ai fait de belles rencontres avec des professionnelles tout aussi investies que je le suis.

L'année a été une année de kilomètres pour nous. On a tenu bon, plus solides que jamais. J'ai exprimé plusieurs fois ma colère et ma tristesse contre ces allers retours en covoiturage, cette distance, et surtout tous les événements de la vie que nous vivions séparément ou en décalé... Je pense que ce fut vraiment le plus dur pour moi. Il a emménagé ici seul, a visité et choisi l'appartement seul, j'ai validé en lui faisant confiance, nous avons dû faire les papiers au téléphone et par mail: ce fut éreintant, long, triste, énervant, mais nous sommes aujourd'hui ensemble, dans un appartement que nous adorons, dans une ville qui nous plaît énormément. Orléans fait partie de nos vies depuis Mars, et on ne regrette absolument pas notre choix d'affectation. Orléans était fait pour nous.

Demain, j'aurai 31 ans, et ma vie est vraiment parfaite. Nous avons un bel équilibre, et je compte bien en profiter encore un peu avant d'envisager d'autres projets. Se poser un peu après une année de changements, cela fait du bien, surtout quand on se sent épanouie, comme je le suis actuellement. Non vraiment, je vous assure, la trentaine, c'est trop cool! Pas de grosse fête cette année... Juste une envie de simplicité, juste tous les deux, en amoureux, avec du vin, une raclette d'anniversaire, et un bon film devant lequel s'endormir tous les deux... On se refait un bilan pour les 32? A l'année prochaine...